Toutes les photos sont de Fabien Courmont.

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Mon Mariage parisien

Toutes les photos sont de Fabien Courmont.

Toutes les photos sont de Fabien Courmont.

Le 22 décembre 2016, vingt ans jour pour jour après notre premier rendez-vous, Maxence et moi nous sommes mariés.

C’était un mariage intime — simplement nos parents, nos frères et sœurs, nos fils, nos plus proches amis — pour lequel nous nous sommes décidés deux mois avant la date, parce qu’on est comme ça.

Et cette journée a été, comme dans les livres, la plus magique et la plus romantique de ma vie. J’ai tellement aimé que je resignerais bien tous les ans (avec le même homme, je précise).

L’un des avantages de se marier quand on a trente-sept ans et qu’on est ensemble depuis vingt, c’est qu’on se connaît sacrément bien — soi-même, et l’un l’autre. Du coup, on peut prendre des décisions fluides et évidentes qui nous ressemblent à 100%, et la phase d’organisation se déroule avec bonheur et excitation.

Dans cet esprit, je veux partager avec vous quelques-uns des choix qui, en s’additionnant, ont dessiné notre journée idéale.

Si les mariages vous laissent de glace, je ne vous en veux pas une seule seconde. J’étais de votre avis jusqu’à il y a trois mois, donc n’hésitez pas à cliquer ailleurs tant qu’il en est encore temps.

Mais pour ceux d’entre vous que ça amuse, que ça intéresse, voire que ça concerne, voici. (Et je vous ai aussi préparé un mini-guide de 10 Idées romantiques à Paris à télécharger gratuitement !)

Les mariés

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Galette des rois

Galette des rois

Je reconnais que l’Épiphanie, c’est fini, mais il me semble que, la valeur religieuse de cette fête s’étant estompée, l’usage est maintenant de considérer qu’on peut tirer les rois jusqu’à la fin du mois de janvier. Même date de péremption que les voeux de la nouvelle année, donc. Après, ça fait un peu réchauffé, et les vrais amateurs de galette des rois la préfèrent à température ambiante.

Il y a quelques temps j’ai écrit un billet (en anglais) sur le petit cérémonial de la galette des rois, auquel je suis très attachée et qui me fait toujours retomber en enfance ; ma soeur et moi nous sommes cachées sous la table jusqu’à un âge inavouable.

Mais la nouveauté depuis quelques années, c’est que je fais ma galette moi-même.

Ma toute première galette des rois maison remonte à sept ans maintenant. Ça faisait un moment que ça me démangeait, mais je trouvais toujours que l’Epiphanie tombait trop tôt après les fêtes pour que je retrouve le courage de m’attaquer à un tel projet. Et puis un samedi de janvier 2010, comme on fêtait les quarante ans de mariage de mes parents (noces de rubis ou d’émeraude, selon la source) et que ma soeur, son mari et leur fils étaient de passage à Paris, c’était l’occasion idéale de tirer les rois en famille, et j’ai décidé que j’allais cette fois-ci faire la galette moi-même.

Pour tout vous dire, j’avais même l’ambition de faire la pâte feuilletée, selon la technique de la pâte feuilletée express, mais je n’ai pas trouvé le temps donc j’ai opté pour une pâte feuilletée toute faite. Mais pas n’importe laquelle : j’ai utilisé la pâte feuilletée François, fabriquée en Sologne à partir de farine de gruau, de beurre des Charentes, de sel et d’eau, à l’exclusion de tout autre additif ou conservateur. Je la trouve chez G. Detou (en dalle de 3 kilos, l’excédent étant congelé et/ou partagé) mais on peut aussi la commander sur leur site*.

A l’intérieur de la galette, de la crème d’amande, et non de la frangipane. On confond souvent les deux, donc petit rappel : la crème d’amande, c’est un mélange de beurre, de sucre, d’amandes et d’oeufs, en proportions à peu près égales. La frangipane, c’est de la crème d’amande à laquelle on a rajouté de la crème pâtissière. Les galettes des rois vendues dans le commerce sont souvent à la frangipane — le prix de revient est moindre, puisque l’amande est l’ingrédient le plus cher dans ce casting — mais je préfère les galettes à la crème d’amande simple. Je les trouve plus délicates et plus aromatiques, sans ce côté flan que donne souvent la frangipane. (Accessoirement, c’est une préparation de moins à réaliser.)

Pour la fève, j’avais pris soin de garder celle que Maxence avait gagnée une semaine auparavant, lorsque nous avions tiré les rois chez mon cousin. C’est une petite tour en porcelaine avec un toit assez pointu, ce qui ne paraît pas complètement idéal pour un truc à cacher dans un gâteau, mais je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin.

J’ai consulté de nombreuses recettes, visionné quelques vidéos dont celle-ci, et fusionné les enseignements que j’en avais tirés pour élaborer ma version, avec un peu de farine de noisette dans la garniture.

La fabrication de la galette n’est vraiment pas difficile : on étale la pâte en deux cercles, on garnit le premier de crème d’amande, on recouvre du second cercle, on dessine des décorations, on dore, et on enfourne.

En réalité, les seuls points un peu délicats sont les suivants : 1- ne pas oublier de mettre la fève dans la crème d’amande, sinon on a l’air malin, 2- arriver à déposer le second cercle bien centré sur le premier, 3- sceller correctement le haut et le bas, pour éviter que la garniture ne s’échappe à la cuisson, et 4- faire bien attention à ce que la dorure à l’oeuf ne goutte pas sur les bords de la pâte feuilletée, ce qui aurait pour effet d’empêcher le feuilletage de se développer correctement.

J’ai quand même bénéficié de l’aide de ma hotline galette personnelle, c’est-à-dire Pascale, à qui j’ai passé un coup de fil pour savoir si elle pensait que je pouvais préparer la galette la veille et la faire cuire le jour-même. Pascale m’a conseillé de l’assembler et de la mettre au congélateur, pour la glisser directement au four le jour J. Elle a même précisé que la pâte feuilletée lève mieux si elle a été congelée à un moment ou un autre.

Tout ça a fonctionné à merveille : je me suis levée le samedi matin, j’ai préchauffé le four, mis la galette dedans, et je me suis efforcée de faire autre chose pendant la cuisson (si on regarde trop la pâte feuilletée dans le four, ça l’intimide) pour mieux m’extasier devant ma galette, dorée, gonflée, merveilleuse.

Le vrai challenge dans l’histoire, c’est qu’il a ensuite fallu transporter la galette jusqu’à chez mes parents, en scooter. J’ai bricolé un carton à gâteau extrêmement élégant avec deux boîtes de céréales américaines (je suis en avance d’une tendance, vous verrez ça chez tous les pâtissiers cette année), déposé le tout dans le coffre sous la selle, et murmuré quelques paroles en direction d’Honoré d’Amiens, saint patron des pâtissiers.

Maxence s’est efforcé d’éviter les rues pavées, les trous et les bosses de la chaussée parisienne, et quoique notre neveu ait bondi sur nous dès la sortie de l’ascenseur, la galette est arrivée à bon port, intacte (c’est ça aussi, la magie de l’Epiphanie) et très appréciée de tous. Mon père a même déclaré que c’était la galette la plus goûteuse qu’il ait jamais mangée, et il avait dit quelque chose d’approchant de celle de Pierre Hermé il y a quelques années. (Bien sûr que si, ça compte, même quand c’est mon Papa qui le dit.)

Chance, karma ou coup de pouce ultime d’Honoré, il se trouve que c’est moi qui ai eu la fève, ce qui m’a permis de la mettre de côté pour la galette de l’année suivante : en effet, maintenant que je sais à quel point il est facile et gratifiant de la faire soi-même, je crains qu’il n’y ait pas de retour en arrière possible.

Si vous êtes tenté par l’aventure, vous avez jusqu’à la fin du mois pour vous lancer. Et si c’est un peu court, pas d’inquiétude, ce billet vous attendra bien au chaud pour l’année prochaine !

Galette des rois

* A défaut, procurez-vous simplement de la pâte feuilletée pur beurre et lisez bien les étiquettes, pour éviter autant que possible les additifs et conservateurs. Celle de Picard est réputée être le meilleur choix dans sa catégorie.

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5 Astuces pour des soupes maison vraiment bonnes

Je ne suis sans doute pas la seule, à cette époque de l’année, à ne vouloir rien tant qu’un bol de quelque chose de chaud et réconfortant et plein de bonnes choses. Mais comme vous vous en êtes peut-être déjà aperçu à vos dépens, de bonnes intentions ne suffisent pas toujours à obtenir quelque chose de vraiment bon.

Pour commencer, je vous renvoie à mon billet sur la soupe à tout, une sorte de guide ultime de la soupe qui vous explique en détail comment improviser avec ce que vous avez sous la main, sans toutefois que le résultat soit marron et flotteux avec des fils qui vous restent coincés entre les dents.

Et pour ceux qui maîtrisent les bases, je vous propose ces 5 astuces qui font la différence entre la soupe de base et celle qui fera frétiller votre cuillère d’excitation.

Suivez les saisons

Pour l’empreinte carbone, l’adéquation avec la météo et le respect des traditions, mais aussi et surtout parce que les légumes de saison ont infiniment plus de goût, et que si vous voulez une soupe qui scintille de saveur, il n’y a pas mieux.

Par chance, les légumes d’hiver ne demandent que ça, avec leur richesse en amidon et leurs notes un peu subtilement sucrées. Vous ne vous souvenez plus bien de ce qui est en saison quand ? J’ai préparé un calendrier des fruits et des légumes rien que pour vous.

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Quoi faire au lieu d’une détox : Démarrer l’année avec plus de douceur

Quoi faire au lieu d'une détox

Janvier s’éveille depuis quelques jours à peine, et déjà vous êtes assailli de messages promouvant les régimes et autres détox.

Vous êtes sans doute un peu beaucoup tenté. On le serait à moins : l’injonction est omniprésente, et vous vous sentez saturé par tous ces repas festifs. Mais il y a plus d’une façon de gérer cette période post-fêtes, et j’aimerais proposer une alternative à l’auto-flagellation.

Au lieu de plonger à corps perdu dans la culpabilité collective, l’écoeurement de vous, la honte diffuse, la restriction alimentaire, les cures plus ou moins fantaisistes, et l’inévitable retour de bâton qui s’ensuit, pourquoi ne pas consacrer ces ressources considérables de temps, d’énergie et de jus de cerveau à faire la paix avec la nourriture et avec votre corps.

C’est assez révolutionnaire.

Parmi les gens assez passionnés par la nourriture pour lire des blogs de cuisine — voire même en créer un — je ne pense pas qu’il y en ait beaucoup dont le rapport à l’alimentation est parfaitement insouciant. D’ailleurs, je pense depuis longtemps que la majorité des blogueurs culinaires démarrent leur blog en partie pour mieux comprendre cette relation particulière ; c’est en tout cas vrai pour moi.

Et ça n’a rien d’étonnant. Nous vivons dans des sociétés profondément obsédées par le corps, qui érigent en modèle des standards impossibles avec lesquels nous nous débattons. Les enjeux économiques de cette insatisfaction chronique sont majeurs.

C’est vrai aux États-Unis, société que je connais assez bien et qui influence qu’on le veuille ou non le monde entier, et c’est presque plus insidieux chez nous : la femme française doit en plus composer avec sa réputation internationale de minceur et d’élégance, naturelles et sans effort. Mais pour dire les choses tout à fait simplement : je ne me souviens pas d’un seul moment de ma vie, passé l’âge de huit ou neuf ans, où j’ai été parfaitement satisfaite de mon corps et de mon apparence. Ça me donne le vertige. Et vous ?

Cette obsession et ses conséquences prennent des formes différentes selon les cultures, mais ce sont des schémas de pensée si profonds, si intériorisés, que peu d’entre nous en ont consicence, et les remettent en cause.

Je suis de plus en plus consciente de tout ça depuis un ou deux ans — dans la façon dont j’habite mon propre corps, et dans mon environnement, à la fois sur Internet et dans la vraie vie. La body positivity* et l’amour de soi sans condition** sont des idées radicales qui me séduisent infiniment.

J’ai récemment visionné le nouveau documentaire The Illusionists de mon amie Elena Rossini, qui dévoile les rouages du marketing international de la beauté inaccessible. Il porte un message si important, si éloquent, si libérateur que je voulais le partager avec vous, et j’ai cinq exemplaires en téléchargement à vous faire gagner (détails au bas de ce billet ; disponible avec sous-titrage en français).

The Illusionists : Un documentaire sur le marketing de la beauté inaccessible.

The Illusionists : Un documentaire sur le marketing de la beauté inaccessible.

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10 Résolutions culinaires pour une année heureuse et délicieuse

10 Résolutions culinaires

Bonne année ! J’ai toujours aimé cette page blanche de début janvier. S’il est important de prendre un moment pour se féliciter de tout ce qu’on fait déjà d’extraordinaire (si, si, vous êtes super !), c’est aussi l’occasion d’adopter de nouvelles bonnes habitudes pour l’année qui s’ouvre.

Je vous propose donc 10 résolutions culinaires inspirantes mais accessibles pour vous faire la vie plus belle en cuisine. Partagez les vôtres dans les commentaires, ou sur les réseaux sociaux avec le hashtag #cnzresolutions !

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