Archives mai 2009

Pâte à tarte facile à l’huile d’olive

Je ne dis jamais non à une bonne pâte brisée — une base qui est d’ailleurs bien plus simple à réaliser qu’on ne le croit — mais ces derniers temps je me suis mise à employer une autre méthode pour mes fonds de tartes salées, méthode qui utilise de la farine complète et de l’huile d’olive.

Cette pâte est encore plus facile à vivre : elle se fait à la main en deux temps trois mouvements, fait appel à des ingrédients que j’ai toujours dans mes placards, et s’étale sans difficulté aucune par la grâce de sa consistance, à la fois souple et résistante. Une fois cuite, elle forme un fond de tarte croustillant et savoureux, peu sujet au détrempage même quand la garniture est un peu humide, et qui se garde très bien — elle se bonifie même — jusqu’au lendemain.

Je me rends bien compte que tout ça fait un peu télé-achat, mais c’est vous dire à quel point je suis enthousiasmée par cette recette, que je fais pratiquement une fois par semaine en ce moment, et dont je vante les mérites à qui veut bien me prêter un quart d’oreille (ma mère, par exemple, qui a testé et approuvé).

J’ai notamment fait un nombre certain de tartes aux blettes et au pesto de fanes de radis depuis le début de la saison. Voilà la mini-recette : je fais cuire les blettes à la poêle comme pour ce gratin et je cuis la pâte à blanc 10 minutes. Je garnis ensuite le fond de tarte avec du pesto, quelques flocons d’avoine (afin d’absorber un éventuel excès d’humidité de la garniture) et enfin les légumes, bien égouttés et mélangés avec un oeuf battu. Le tout retourne au four 12 à 15 minutes et donne un repas merveilleusement satisfaisant, servi avec du jambon cru tranché finement. En tout cas, nous, on ne s’en lasse pas.

Je n’ai pas encore essayé, mais je suis à peu près certaine que cette pâte ferait aussi de très bonne tartes aux fruits un peu rustiques : on diminuerait le sel de moitié, on supprimerait les herbes et on rajouterait une cuillerée à soupe (allez, deux) de sucre brut de canne.

Pâte à tarte à l'huile d'olive

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Gâteau au chocolat et aux pruneaux

Sticky Chocolate Cake

[Sticky chocolate cake]

La dernière fois que je suis allée à Londres, mon objectif principal était certes de regarder mon neveu pousser à vue d’oeil, mais j’avais quand même une liste d’adresses gourmandes où faire un tour, histoire de voir ce qu’on y faisait de beau et de bon. Parmi elles, Ottolenghi, une sorte de traiteur-cantine qui propose une sélection quotidienne de plats colorés — très axés sur les légumes frais — et de pâtisseries affriolantes.

J’avais reçu quelques mois plus tôt un exemplaire presse de leur très beau livre de cuisine, dont j’avais rapidement arrêté de marquer les recettes qui me tentaient, m’étant aperçue que je collais un sticker à chaque page. C’était exactement mon genre de cuisine, et j’avais bien envie de la goûter en vrai, à la source.

Je me suis rendue à la boutique de Kensington, qui se trouve être à quelques pas du Whole Foods qui figurait aussi sur ma liste. J’ai admiré les beaux gâteaux, avant d’opter pour un assortiment de salades à manger dans l’Eurostar le soir-même. Elles étaient délicieuses, même si je me suis rendu compte au bout d’un moment que la raison pour laquelle elles paraissaient si bonnes, c’est qu’elles étaient toutes assez sucrées — avec des fruits secs, des noix de pécan caramélisées, ou un assaisonnement plutôt doux. Est-ce toujours comme ça, ou était-ce juste ce jour-là ? Une seconde visite s’impose pour en avoir le coeur net, mais je me suis dit en attendant qu’il faudrait que je me souvienne de ce penchant lorsque je testerais des recettes salées du livre.

Et puis c’est finalement une recette de gâteau que j’ai essayée en premier — en diminuant quand même la dose de sucre. La recette en question, qui s’intitule sticky chocolate loaf (page 219), m’a séduite pour deux raisons : le qualificatif « sticky » d’une part, qui veut dire collant ou poisseux en anglais, mais qui est de très bon augure en matière de gâteau (cf. le sticky toffee pudding), et d’autre part l’inclusion de pruneaux, pour lesquels j’ai une tendresse particulière, et qui vont à merveille avec le chocolat.

J’ai fait quelques modifications supplémentaires à la recette : j’ai utilisé un petit moule à gâteau plutôt que deux mini-moules à cake (que je n’ai pas dans mon arsenal), j’ai remplacé l’huile par du yaourt (la recette d’origine demande 60 ml yaourt et 60 ml d’huile ; j’ai mis 120 ml de yaourt), et le treacle (une mélasse raffinée type Golden Syrup) par du sirop d’érable.

J’espère que vous ne vous laisserez pas décourager par l’apparente longueur de la recette ci-dessous : elle ne présente absolument aucune difficulté. On mixe la moitié des pruneaux pour les mélanger à la pâte, tandis que les autres, légèrement macérés dans l’Armagnac, garnissent le gâteau. A la sortie du four, on le badigeonne de sirop pour qu’il soit encore plus « sticky » et on obtient ainsi un gâteau à la texture voluptueuse, moelleux et très parfumé (sans qu’on identifie toutefois le goût de l’alcool en tant que tel), et que je vais refaire très bientôt, peut-être sous forme de cupcake.

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Si vous voulez en savoir plus sur Ottolenghi, vous pouvez lire leur blog et suivre la chronique hebdomadaire que Yotam Ottolenghi dans le Guardian : The New Vegetarian.

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Pesto de Fanes de Radis

La saison des radis bat son plein, et j’en achète une botte par semaine sans faillir depuis leur première apparition le mois dernier. J’ai un faible pour les radis roses et blancs, qui m’ont toujours fait penser à des petites souris, mais j’aime aussi ceux qui sont fuschia et tous ronds, et j’ai bien du mal à résister aux bottes multicolores.

Je prête attention à la couleur et la vigueur des fanes de radis : non seulement ce sont de bons indicateurs de fraîcheur, mais j’ai aussi l’intention de les manger.

Mais en réalité, ce n’est pas tant la forme ou la couleur des bulbes qui m’importe que la couleur et la vigueur de leurs fanes : parce que ce sont de bons indicateurs de fraîcheur, et parce que j’ai l’intention de les manger — une habitude que j’ai prise par souci d’économie et d’écologie, mais aussi parce que c’est très bon.

Les fanes de radis ont un goût que je situerais quelque part entre ceux du cresson et des orties, mais en plus doux. Elles peuvent être un peu râpeuses donc elles ne se prêtent pas vraiment aux salades, mais on peut en mettre dans les soupes et les gratins (j’en ajoute par exemple dans mon gratin de blettes), et surtout, on peut en faire du pesto. C’est d’ailleurs mon utilisation favorite.

Quand je rentre du marché, je sépare les fanes et les bulbes des radis. Je mets les bulbes au frais sans plus de cérémonie — il ne faut pas les laver avant la dernière minute — et je nettoie les fanes selon ma méthode habituelle, en retirant celles qui sont flapies ou jaunies. Je les mets ensuite dans un contenant hermétique au réfrigérateur en attendant de pouvoir m’en occuper, mais pas plus d’une journée.

Radis roses

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Lärabars (barres énergétiques crues) faites maison

Je n’ai jamais été grande consommatrice de barres de céréales et autres barres énergétiques, en grande partie à cause de leurs listes d’ingrédients alarmantes. Et puis j’ai découvert les Lärabars à la faveur d’un séjour à New York, et j’ai vite été conquise.

Si vous n’avez pas encore fait leur connaissance, permettez-moi de faire les présentations : les Lärabars (je fais fi du tréma et je prononce « larabar » comme « malabar ») sont des petites barres compactes mais tendres, faites à partir de dattes mixées avec des noix diverses et quelques autres ingrédients — épices, fruits secs, noix de coco, cacao… — mais sans sucre ajouté. Elles sont aussi sans OGM, sans produit laitier, sans gluten, crudivores pour certaines, 100% d’origine végétale, etc. etc.

Des barres pleines de saveur, fondantes avec des petits morceaux croustillants, et absolument délicieuses.

Elles existent en de nombreux parfums différents (ginger snap, key lime pie, peanut butter cookie, chocolate cherry…), toujours fabriqués avec des ingrédients « normaux », et pas plus de cinq ou six à chaque fois. Je ne cache pas ma préférence pour la gamme cacaotée Jŏcalat.

Le revers de la médaille d’une composition aussi simple, tout au moins pour l’entreprise qui fabrique* ces barres, c’est qu’on arrive assez rapidement à la conclusion qu’on pourrait sûrement les faire soi-même. Et comme on ne les trouve encore que difficilement à Paris** et que je m’efforce d’éviter tout ce qui est emballé individuellement, l’idée était fort tentante.

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Calendrier C&Z : Mai 2009

Calendrier mai 2009

Au début de chaque mois en 2009, je propose aux lecteurs de C&Z un nouveau fond d’écran calendrier, c’est-à-dire un papier peint à mettre en fond d’écran sur votre ordinateur, avec une photo en lien avec la cuisine et un calendrier du mois en cours.

Pour le mois de mai, je vous propose une photo de ce que j’attends avec impatience : des petits pois frais. J’en ai vu au marché la semaine dernière, mais ils venaient de loin et coûtaient encore la moitié d’un bras, donc je me garde pour l’arrivée (imminente) de la récolte locale.

Les instructions pour télécharger votre calendrier sont ci-dessous !

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