Muffins banane et chocolat (vegan)

L’expérience a montré par deux fois que je ne suis pas le genre de femme qui, enceinte, prépare des soupes et des lasagnes et des gratins à stocker au congélateur pour après la naissance quand on n’a plus le temps de rien.

D’abord, mon congélateur est tout petit, et déjà rempli à ras bord de carcasses de poulet pour faire du bouillon, d’oignons que j’ai pré-émincés et de tiges de citronnelle. Mais surtout, il faudrait être bien plus organisé que je ne le suis, et j’avais déjà du mal à préparer nos dîners quotidiens, donc il restait peu de temps et d’énergie pour la planification de nos repas post-bébé-numéro-2.

J’ai quand même trouvé la place dans mon micro-congélo pour caser une demi-douzaine de ces muffins que j’ai retrouvés avec une joie immense quand je suis rentrée de la maternité avec un nouveau-né et une faim de loup.

Mais l’arrivée de Mika ne m’a pas complètement prise au dépourvu, et ça en dit sans doute long sur mes priorités : j’ai quand même trouvé la place dans mon micro-congélo pour caser une demi-douzaine de muffins banane et chocolat que j’ai retrouvés avec une joie immense quand je suis rentrée de la maternité avec un nouveau-né et une faim de loup.

La recette de ces muffins vegan est adaptée de cet excellent banana bread à la noix de coco, que j’ai simplement modifié pour éliminer la noix de coco râpée, ajouter des (gros) morceaux de chocolat noir hâché, et cuire le tout dans des moules à muffin avec du sucre saupoudré sur le dessus pour que ce soit tout à fait irrésistible.

La consistance de ces muffins est incroyablement satisfaisante, moelleuse et fondante et croquante de chocolat, les saveurs sont bien prononcées, et ils sont très faciles à faire, ce qui en fait la recette parfaite si vous avez peu de temps et d’énergie mais beaucoup d’appétit.

Participez à la conversation !

Êtes-vous du genre à bien vous préparer en prévision d’un grand événement comme une naissance ou une opération ? Quel type de plat ou de douceur seriez-vous susceptible de prévoir en pareilles circonstances ?

Muffins banane chocolat

Lire la suite »

Bavette laquée au miso

J’achète ma viande presque exclusivement chez Mathieu, boucher bio au marché des Batignolles. Pendant longtemps, j’y passais tous les samedis matins et je prenais de quoi faire deux ou trois repas, mais la file d’attente est devenue tellement longue — je ne suis manifestement pas la seule à avoir repéré le bon plan — que j’ai dû revoir ma stratégie. J’y vais maintenant moins souvent, j’achète un peu plus, et je congèle une partie de mes achats.

J’ai une prédilection pour les filets de canard, que je frotte d’un mélange d’épices et que je fais rôtir, le filet mignon de porc, le boudin blanc et les andouillettes, qui supportent tous bien la congélation. Mais quand parfois me vient l’envie de manger de la viande rouge, je prends de la bavette ou du merlan, que je cuisine au retour du marché.

Comme c’est de la bonne viande, je la prépare généralement très simplement, en la faisant juste griller. Mais l’autre jour, une soudaine inspiration m’a conduite à enduire les steaks d’une marinade japonisante à base de miso. C’était au moins aussi délicieux qu’enfantin, et je sens que cette recette va refaire de fréquentes apparitions à notre table du samedi midi.

Si vous parcourez la liste des ingrédients ci-dessous, vous remarquerez que j’ai utilisé du curcuma frais dans la marinade. J’en ai trouvé au rayon légumes de mon magasin bio, et même si je leur trouvais la peau un peu ridée, c’était la première fois que j’en voyais donc j’ai sauté sur l’occasion. Comme me l’a fait remarquer le jeune homme à la caisse, les rhizomes ressemblent un peu à des doigts coupés (même moi je n’aurais pas osé) et se pèlent et se râpent comme du gingembre.

Et comme pour le gingembre, la saveur du curcuma frais est bien plus éclatante que celle de son équivalent séché et moulu, auquel j’ai toujours trouvé un petit goût un peu poussiéreux. Méfiez-vous cependant : le curcuma frais est une teinture puissante qui, si vous n’y prenez pas garde, laissera des tâches jaune stabilo plus ou moins indélébiles sur votre plan de travail, le dos de votre main, votre manche, votre mixeur, votre joue gauche, et votre serviette de table préférée. Vous voilà prévenu.

Curcuma frais

Lire la suite »

Fond d’écran calendrier : Avril 2015

Au début de chaque mois en 2015, j’offre aux lecteurs de C&Z un nouveau papier peint à mettre en fond d’écran sur votre ordinateur, avec une photo en lien avec la cuisine et un calendrier du mois en cours.

Pour le mois d’avril, je vous propose une photo des belles et grosses noix que j’ai achetées dans le Périgord l’été dernier, qui m’ont donné l’occasion d’apprendre à ouvrir les noix sans casse-noix (et vous ont aussi permis de partager vos meilleures astuces dans les commentaires).

Les instructions pour télécharger votre calendrier sont ci-dessous.

Lire la suite »

Favoris de mars

Quelques lectures et découvertes pour ce mois-ci :

~ Comment battre de l’eau de pois chiches comme des blancs en neige.

~ Mon interview-portrait en mode Kitchen Encounter dans The Guardian.

~ Où trouver les meilleurs éclairs du monde.

~ Je veux faire ces gaufres « cornbread ».

~ Les 10 expériences culinaires à ne pas manquer (selon moi !) à Paris.

~ Et les 10 délices à goûter à Paris.

~ 57 astuces pour cuisiner mieux.

~ Très tentée par ce smoothie pomme, citron vert et chia.

~ Ces chocolats illustrent des termes désignant des textures en Japonais, de poki-poki à zaku-zaku.

~ Mon interview bonnes adresses sur le super site du Grumeau.

~ Sans conteste l’un de mes blogs de parentalité préférés : le tendre et drôle Raoul en milieu naturel.

Crumble aux pommes sans beurre

Ce n’est que récemment que j’ai réalisé que la partie « crumble » d’un crumble de fruits n’avait pas besoin d’être faite au beurre pour être croustillante et délicieuse.

Vous saviez, vous ? Suis-je la dernière au courant ?

La découverte est venue de ma relation passionnelle avec le granola : après tout, le granola est un peu le cousin issu de germain du topping du crumble*, non ? Et comme je fais mon granola avec de l’huile, et non du beurre, pourquoi ne pas essayer dans un crumble ?

Et donc depuis quelques mois — depuis le début de la saison des pommes, en fait — je fais mes (nombreux) crumbles aux pommes sans beurre.

Il y a plusieurs avantages. D’abord, c’est beaucoup plus rapide à faire comme ça : on mesure les ingrédients, on les met dans un bol, on mélange à la fourchette, et c’est terminé. Pas de beurre à couper en petits morceaux, ni à frotter avec les ingrédients secs. Il y en a pour cinq minutes montre en main, en comptant le temps qu’il faut pour tout ranger et pour passer un coup d’éponge sur le plan de travail si on a renversé un peu de farine, ce qu’aucune recette au monde n’inclut dans le temps de préparation.

Je n’épluche les pommes qu’à moitié, en rayures verticales alternées façon pantalon d’Obélix. Non par paresse (quoique) mais parce que j’aime bien l’effet un peu rustique de la pelure de pomme.

Ensuite, je trouve que l’absence de beurre redistribue l’équilibre des saveurs de telle sorte que les sucres (bruts et bien parfumés) utilisés, les épices, et bien sûr les pommes elles-mêmes, se font entendre avec une belle subtilité.

Enfin, ceux qui évitent les produits laitiers pour une raison ou pour une autre seront bien contents d’avoir sous le nez un crumble qu’ils peuvent manger. Surtout s’il se suffit à lui-même, comme celui-ci, et se passe bien de la béquille de crème fraîche ou de glace à la vanille qu’on ajoute souvent par automatisme à ce dessert.

Un dernier mot au sujet de mes crumbles aux pommes ces temps-ci : je n’épluche les pommes qu’à moitié, en faisant des rayures verticales alternées, façon pantalon d’Obélix. Non par paresse (quoique) mais parce que j’aime bien l’effet un peu rustique que donnent quelques morceaux de peau de pomme dans mon crumble, et les peler à moitié en donne juste la bonne dose. J’utilise aussi des pommes de différentes variétés, comme pour mes tartes aux pommes, pour avoir un goût de pomme aussi pétulant que possible.

J’espère que vous essaierez. Mais pour les fans de beurre au dernier degré qui ne conçoivent pas un dessert à la pomme sans, je recommande ce redoutable crumble aux épices et beurre noisette.

* Je sais bien que le « topping du crumble », c’est vraiment du franglais éhonté, mais que voulez-vous, il manque un mot pour dire « topping » en français, donc on fait avec ce qu’on a.

Lire la suite »

Recevez la newsletter

Une fois par mois, vous recevrez un rappel des derniers billets publiés, plus de l'inspiration et des infos exclusives. Vous pouvez aussi choisir d'être notifié pour chaque nouveau billet.