Le Meilleur d’avril

Apéro à l'heure dorée

Apéro à l'heure dorée.

• En avril, les enfants étaient en vacances de printemps et somme partis en famille dans le Perche, cette belle campagne de carte postale où nous louons régulièrement la même petite maison. Comme c’était Pâques, nous avons pu organiser une vraie chasse aux œufs dans le joli jardin, en essayant de trouver juste le bon niveau de cachette pour que ça ne soit pas trop facile pour notre aîné de presque cinq ans, tout en laissant une chance à notre cadet qui a deux ans. Disons qu’il n’est pas inutile de conserver quelques oeufs dans sa poche pour les semer au fur et à mesure sur la route du petit.

• Maxence et moi sommes retournés dîner au restaurant Ken Kawasaki, un gastronomique de poche franco-japonais. On est assis autour d’un comptoir façon bar à sushi, ce qui permet de voir le chef travailler sur le menu de dégustation en sept temps, remarquablement frais et élégant. Nous aimons beaucoup. C’est là que nous avons décidé que nous allions nous marier, et nous y fêtions cette fois nos quatre mois de mariage. (Voir le billet qui raconte mon mariage si par extraordinaire vous l’aviez raté.)

• J’ai assisté à la soutenance de thèse de mon assistante et amie Anne Elder, à propos de l’expérience des chefs réfugiés à Paris. C’est un sujet riche et important, et son travail de recherche a été extrêmement bien accueilli. Il y a un livre à en tirer, sans aucun doute, et je n’imagine pas meilleure personne pour l’écrire.

Anne a utilisé un beau poème de l’écrivain nigériane Ijeoma Umebinyuo en ouverture de sa présentation. Il s’appelle Diaspora Blues :

« So, here you are
too foreign for home
too foreign for here.
never enough for both.* »

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Pesto de Fanes de Radis

La saison des radis bat son plein, et j’en achète une botte par semaine sans faillir depuis leur première apparition le mois dernier. J’ai un faible pour les radis roses et blancs, qui m’ont toujours fait penser à des petites souris, mais j’aime aussi ceux qui sont fuschia et tous ronds, et j’ai bien du mal à résister aux bottes multicolores.

Mais en réalité, ce n’est pas tant la forme ou la couleur des bulbes qui m’importe que la couleur et la vigueur de leurs fanes : parce que ce sont de bons indicateurs de fraîcheur, et parce que j’ai l’intention d’en faire un pesto de fanes de radis, une habitude que j’ai prise par souci d’économie et d’écologie, mais aussi parce que c’est très bon.

Radis fraîchement cueillis

Les fanes de radis ont un goût que je situerais quelque part entre ceux du cresson et des orties, mais en plus doux. Elles peuvent être un peu râpeuses donc elles ne se prêtent pas vraiment aux salades, mais on peut en mettre dans les soupes et les gratins (j’en ajoute par exemple dans mon gratin de blettes), dans les pâtes, et surtout, on peut en faire ce fameux pesto de fanes de radis. C’est d’ailleurs mon utilisation favorite.

Calendrier des fruits et légumes

Pesto de fanes de radis : comment procéder ?

Quand je rentre du marché, je sépare les fanes et les bulbes des radis. Je mets les bulbes au frais sans plus de cérémonie — il ne faut pas les laver avant la dernière minute — et je nettoie les fanes selon ma méthode habituelle, en retirant celles qui sont flapies ou jaunies. Je les mets ensuite dans un contenant hermétique au réfrigérateur en attendant de pouvoir m’en occuper, mais pas plus d’une journée.

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65 Recettes de légumes approuvées par les enfants

Adorable légumes en crochet faits à la main en France. (Mes fils adorent les leurs !)

La préoccupation culinaire numéro un de nombreux parents est de faire manger des légumes à leurs enfants, autant que possible et aussi variés que possible*.

Pour ce qui est de l’alimentation de mes propres enfants, j’ai adopté dès le début l’idée de la division des responsabilités : ma responsabilité, c’est de leur proposer une variété d’aliments frais ; la leur, c’est de choisir ce qu’ils mangent et combien ils en mangent. Je ne fais pas de commentaire, je n’encourage pas, je ne marchande pas, je ne félicite pas non plus. Je n’émets aucun jugement, ni positif ni négatif, et ça me permet de rester la zénitude incarnée** à travers les différentes phases qu’ils traversent.

Si cette approche vous intéresse, je vous recommande la lecture des livres Mettez fin à la querelle des broccolis (que j’ai lu en anglais) ainsi que My Child Won’t Eat (que j’ai lu en français).

Ceci dit, la responsabilité qui revient au parent — proposer des aliments sains et variés — n’est pas de tout repos non plus. Et quand on rencontre une résistance à la nouveauté, et un nombre limité de légumes « acceptés », il est tentant de capituler et de rester sur les mêmes légumes en rotation. (Pour certains parents rêveraient d’avoir même une ou deux options ; ce livre propose des solutions).

Pour ma part, j’ai tendance à m’en tenir à ce qui marche bien auprès de mes enfants : les petits pois, le chou fleur, le brocoli, les carottes, les épinards, les concombres, les tomates, les betteraves, les patates douces, les champignons (parfois), tout ça préparé très simplement. C’est déjà bien, et ils sont (étrangement) plus aventureux quand nous mangeons dehors, mais j’aimerais bien ajouter plus de variété et plus de sophistication à leurs repas.

(En passant : Pourquoi mes enfants refusent-ils de manger des courgettes? C’est le cosmos qui se moque de moi, clairement. Au moins, ils n’ont pas de problème avec le chocolat.)

J’ai donc eu envie de faire un appel sur la page Facebook de C&Z (rejoignez-nous !) en vous demandant de partager les recettes de légumes approuvées par vos enfants.

Chaque enfant est différent, bien sûr, mais si au moins un enfant quelque part adore, ça nous encourage à essayer, non ?

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Tourte de Pâques aux épinards et chèvre

Tourte de Pâques aux épinards et chèvre

Parmi les plats français traditionnels servis à Pâques, il y a la tourte pascale et le pâté de Pâques, dont la belle pâte dorée cache une garniture dans laquelle se blottissent des œufs entiers. À l’origine, le but était d’utiliser le surplus d’œufs que les poules avaient pondu pendant le Carême, la période de six semaines qui précède Pâques et au cours de laquelle les Chrétiens s’abstiennent de consommer certains aliments, et notamment ceux d’origine animale.

J’adore les tourtes de Pâques : la préparation est simple mais créative, et ça fait son petit effet sur une table. La garniture de ces tourtes est souvent un mélange de viandes hachées et assaisonnées comme pour une terrine, par exemple un mélange de veau et de porc. Sans surprise, je les aime encore plus quand elles sont garnies de légumes, et en particulier avec de la verdure de printemps. Pour cette recette, j’ai préparé ma tourte pascale avec des épinards, mais si vous avez des feuilles de betteraves, du vert de blette, du kale, avec peut-être un peu d’oseille fraîche… tout ça fonctionnera à merveille.

Certaines recettes de tourte de Pâques utilisent des œufs durs dans la garniture*, mais ça fait des œufs qui sont quand même très cuits au final, donc je préfère former des petits “nids” dans la garniture et y casser des œufs frais. Avec du chèvre frais — autre délice de printemps — mélangé aux épinards, le résultat est une tourte merveilleusement moelleuse et parfumée, simple et élégante tout à la fois dans son apparence et ses saveurs.

Tourte de Pâques aux épinards et chèvre

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Sablés de Pâques à la confiture

Sablés de Pâques à la confiture

Comme la plupart des petits Français sans doute, la boulangerie a joué un rôle primordial dans mon éveil à la gourmandise.

La boulangerie du coin de la rue était cet endroit mythique où on achetait son goûter après l’école, où on pouvait observer les adultes de très près dans la file d’attente pour la baguette du samedi midi, et où on allait chercher pour quelques centimes de bonbons à rapporter en douce dans sa chambre pour les partager avec sa sœur.

À l’heure du goûter, j’avais mes phases. J’ai eu une longue période pain au lait avec une barre de chocolat Milka, soigneusement dépiautée de son emballage (papier et aluminium à l’époque) puis enfoncée bien droite dans le petit pain. Je n’ai jamais aimé les pains aux raisins (beurk les raisins secs), mais les croissants aux amandes, ça me connaissait.

Sablés de Pâques à la confiture

J’aimais aussi passionnément les lunettes à la confiture, ces grands sablés ovales avec des bords festonnés, et deux hublots pour dévoiler la couche de confiture qui les assemble deux par deux (voir cette vidéo).

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