Le Meilleur de janvier

Rien de tel qu'un sachet de chouquettes pour se réchauffer le coeur au parc en plein mois de janvier.

Ces jours-ci, je me consacre à 100% au bouclage de mon nouveau livre de cuisine, Tasting Paris, que j’écris pour mon éditeur américain et qui raconte le goût de Paris à travers 100 recettes. Les photos seront réalisées par la talentueuse Nicole Franzen, et j’ai hâte de découvrir mes recettes et ma ville à travers son regard.

Il faut que je retourne à l’écriture de mes textes, aux notes rendues par mon équipe de testeurs, et à toutes sortes de petits détails à finaliser (« quel est le poids d’une orange moyenne », « pourquoi la rue des Écouffes s’appelle-t-elle rue des Écouffes » ou « que sait-on de la vie d’Arlette Lenôtre ») donc je vous laisse avec ces quelques souvenirs de janvier :

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Où manger à Strasbourg : Les bonnes adresses d’une Strasbourgeoise

Photo: Philippe de Rexel

Il n’y a pas que Paris dans la vie, et dans toutes les villes de France on trouve des pépites innovantes et réjouissantes pour les gourmands qui y vivent, ou qui viennent y passer un week-end. Pour cette série de billets, j’ai donc demandé à une petite équipe de blogueurs un peu partout en France de vous ouvrir leur carnet d’adresses et de partager avec vous leurs coups de coeur.

FrederiqueÀ Strasbourg, Frédérique vous recommande…

Ayant quitté Paris il y a vingt-cinq ans, Frédérique Froidevaux a vécu quinze ans en Alsace, dont sept à Strasbourg. Cette capitale européenne est une mine d’or pour la gourmande qu’elle est. Créatrice textile, son crédo est « d’embellir le quotidien » ; elle embellit aussi celui de sa famille en passant une partie de son temps libre dans sa cuisine ! Elle partage cette passion avec les lectrices de son blog qui ouvre les coulisses de son atelier. Où va-t-elle nous emmener aujourd’hui ?

Un marché ou une épicerie : Le marché du boulevard de la Marne

Marché Strasbourg

Dans le quartier des XV-Orangerie, voici le plus grand marché strasbourgeois. Il est installé tout le long du boulevard de la Marne. C’est un vrai marché coloré et fourni, comme on aime, avec foison de commerçants : primeurs, produits alimentaires (poisson, viande, charcuterie, fromage), miels, épices, fleurs et plantes, vêtements, chaussures, paniers et ustensiles de cuisine (comme les moules à kougelhopf, ou les emportes-pièces pour les fameux sablés de noël). Ouvert le mardi et le samedi, le matin.

Une adresse sucrée : Boulangerie Westermann

Boulangerie Westermann

Les Westermann font du pain depuis plusieurs générations, notamment pour leur célèbre restaurant gastronomique étoilé le Buerehiesel. Pains, baguettes, viennoiseries sont pétris, façonnés et cuits sur place avec une volonté de mettre l’accent sur les matières premières alsaciennes (filière Alsépi). Le célèbre kougelhopf (brioche) est divin et sent bon le beurre.

Un endroit pour prendre un thé ou un café : Salon de thé Grand’Rue

Dans une rue piétonne de la petite France, une institution strasbourgeoise dont la réputation n’est pas usurpée. Deux petites terrasses l’été complètent une salle à la décoration chaleureuse et légèrement kitsch : un grand buffet de gâteaux et tartes qui ravit les yeux avant les papilles et une belle carte de thés noirs, verts, rouges, blancs pour les amateurs ! Les pâtisseries, à la coupe, sont traditionnellement servies avec coulis, ou crème anglaise, fruits de saison et meringue.

Les portions sont si généreuses que, pour les petits appétits, il est possible de prendre le reste de son gâteau à emporter…

Un resto convivial pour dîner avec des amis : Restaurant Le Clou, une winstub pour un repas alsacien

Restaurant Le Clou

Les plats typiques alsaciens, à déguster dans une winstub pour rester dans l’esprit, sont généreux, tiennent au corps, et sont la base d’une cuisine de « bonne ménagère ». Ici, la spécialité est le Wädele (jambonneau) : il y est exceptionnel, servi avec de la choucroute ou des pommes de terre sautées. Il vaut mieux venir avec une solide faim !

Il est conseillé de réserver, notamment pour le dîner. Le service est rapide et souriant, même lorsque le restaurant est plein ! La décoration est à l’image du restaurant, très traditionnelle et dépaysante, dans un style très alsacien.

Un resto pour un dîner en tête à tête : Restaurant Pierre Bois Feu

Restaurant Pierre Bois Feu

Il ne faut surtout pas s’arrêter à la devanture de ce restaurant en entresol. Rien ne laisse présager l’aventure culinaire qui s’offre à nous, une fois la porte passée. Cette cuisine respecte avant tout les produits qui proviennent de fermiers régionaux et français. Elle est à conseiller particulièrement aux amateurs de viande rouge. Les desserts sont également délicieux et faits maison. Il ne faut pas s’attendre à déguster de la cuisine alsacienne traditionnelle, ce n’est pas leur style de cuisine.

La salle est joliment décorée, épurée, avec une cuisine ouverte, ce qui permet de voir le chef travailler. Réservation très conseillée, car il y a une vingtaine de couverts seulement.

Une adresse carte blanche : La Maison aux Pains

Voilà un boulanger à l’écoute de ses clients, et qui innove régulièrement ! Sa dernière pépite estivale : un gros pain avec une fermentation très lente et double. Je vous conseille tout particulièrement le pain à la coupe que Loïc pétrit, façonne et cuit sur place dans sa boulangerie. Il privilégie les circuits courts pour son approvisionnement en farines.

Une mention spéciale pour son pain « family », le « campagrains », son pain aux fruits secs (noisettes, raisins, abricots…) et ses viennoiseries. Le petit rayon boissons fraîches originales, tout comme la petite épicerie de saison, sont l’œuvre de sa compagne Michelle, qui aime tester les nouveautés.

Mille mercis pour le partage, Frédérique !

La divine recette de flammekueche inspirée de celle de Frédérique.

La divine recette de flammekueche inspirée de celle de Frédérique.

Vous retrouverez tous ces lieux sur la carte ci-dessous, et si vous avez vos propres bonnes adresses à Strasbourg, livrez-les-nous dans les commentaires !

Y a-t-il une ville de France que vous souhaiteriez voir à l’honneur ici, et/ou avez-vous envie de contribuer à cette série comme blogueur invité ? N’hésitez pas à me contacter pour me faire part de vos idées !

Mon Mariage parisien

Toutes les photos sont de Fabien Courmont.

Le 22 décembre 2016, vingt ans jour pour jour après notre premier rendez-vous, Maxence et moi nous sommes mariés.

C’était un mariage intime — simplement nos parents, nos frères et sœurs, nos fils, nos plus proches amis — pour lequel nous nous sommes décidés deux mois avant la date, parce qu’on est comme ça.

Et cette journée a été, comme dans les livres, la plus magique et la plus romantique de ma vie. J’ai tellement aimé que je resignerais bien tous les ans (avec le même homme, je précise).

L’un des avantages de se marier quand on a trente-sept ans et qu’on est ensemble depuis vingt, c’est qu’on se connaît sacrément bien — soi-même, et l’un l’autre. Du coup, on peut prendre des décisions fluides et évidentes qui nous ressemblent à 100%, et la phase d’organisation se déroule avec bonheur et excitation.

Dans cet esprit, je veux partager avec vous quelques-uns des choix qui, en s’additionnant, ont dessiné notre journée idéale.

Si les mariages vous laissent de glace, je ne vous en veux pas une seule seconde. J’étais de votre avis jusqu’à il y a trois mois, donc n’hésitez pas à cliquer ailleurs tant qu’il en est encore temps.

Mais pour ceux d’entre vous que ça amuse, que ça intéresse, voire que ça concerne, voici. (Et je vous ai aussi préparé un mini-guide de 10 Idées romantiques à Paris à télécharger gratuitement !)

Les mariés

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Galette des rois

Je reconnais que l’Épiphanie, c’est fini, mais il me semble que, la valeur religieuse de cette fête s’étant estompée, l’usage est maintenant de considérer qu’on peut tirer les rois jusqu’à la fin du mois de janvier. Même date de péremption que les voeux de la nouvelle année, donc. Après, ça fait un peu réchauffé, et les vrais amateurs de galette des rois la préfèrent à température ambiante.

Il y a quelques temps j’ai écrit un billet (en anglais) sur le petit cérémonial de la galette des rois, auquel je suis très attachée et qui me fait toujours retomber en enfance ; ma soeur et moi nous sommes cachées sous la table jusqu’à un âge inavouable.

Mais la nouveauté depuis quelques années, c’est que je fais ma galette moi-même.

Ma toute première galette des rois maison remonte à sept ans maintenant. Ça faisait un moment que ça me démangeait, mais je trouvais toujours que l’Epiphanie tombait trop tôt après les fêtes pour que je retrouve le courage de m’attaquer à un tel projet. Et puis un samedi de janvier 2010, comme on fêtait les quarante ans de mariage de mes parents (noces de rubis ou d’émeraude, selon la source) et que ma soeur, son mari et leur fils étaient de passage à Paris, c’était l’occasion idéale de tirer les rois en famille, et j’ai décidé que j’allais cette fois-ci faire la galette moi-même.

Pour tout vous dire, j’avais même l’ambition de faire la pâte feuilletée, selon la technique de la pâte feuilletée express, mais je n’ai pas trouvé le temps donc j’ai opté pour une pâte feuilletée toute faite. Mais pas n’importe laquelle : j’ai utilisé la pâte feuilletée François, fabriquée en Sologne à partir de farine de gruau, de beurre des Charentes, de sel et d’eau, à l’exclusion de tout autre additif ou conservateur. Je la trouve chez G. Detou (en dalle de 3 kilos, l’excédent étant congelé et/ou partagé) mais on peut aussi la commander sur leur site*.

A l’intérieur de la galette, de la crème d’amande, et non de la frangipane. On confond souvent les deux, donc petit rappel : la crème d’amande, c’est un mélange de beurre, de sucre, d’amandes et d’oeufs, en proportions à peu près égales. La frangipane, c’est de la crème d’amande à laquelle on a rajouté de la crème pâtissière. Les galettes des rois vendues dans le commerce sont souvent à la frangipane — le prix de revient est moindre, puisque l’amande est l’ingrédient le plus cher dans ce casting — mais je préfère les galettes à la crème d’amande simple. Je les trouve plus délicates et plus aromatiques, sans ce côté flan que donne souvent la frangipane. (Accessoirement, c’est une préparation de moins à réaliser.)

Pour la fève, j’avais pris soin de garder celle que Maxence avait gagnée une semaine auparavant, lorsque nous avions tiré les rois chez mon cousin. C’est une petite tour en porcelaine avec un toit assez pointu, ce qui ne paraît pas complètement idéal pour un truc à cacher dans un gâteau, mais je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin.

J’ai consulté de nombreuses recettes, visionné quelques vidéos dont celle-ci, et fusionné les enseignements que j’en avais tirés pour élaborer ma version, avec un peu de farine de noisette dans la garniture.

La fabrication de la galette n’est vraiment pas difficile : on étale la pâte en deux cercles, on garnit le premier de crème d’amande, on recouvre du second cercle, on dessine des décorations, on dore, et on enfourne.

En réalité, les seuls points un peu délicats sont les suivants : 1- ne pas oublier de mettre la fève dans la crème d’amande, sinon on a l’air malin, 2- arriver à déposer le second cercle bien centré sur le premier, 3- sceller correctement le haut et le bas, pour éviter que la garniture ne s’échappe à la cuisson, et 4- faire bien attention à ce que la dorure à l’oeuf ne goutte pas sur les bords de la pâte feuilletée, ce qui aurait pour effet d’empêcher le feuilletage de se développer correctement.

J’ai quand même bénéficié de l’aide de ma hotline galette personnelle, c’est-à-dire Pascale, à qui j’ai passé un coup de fil pour savoir si elle pensait que je pouvais préparer la galette la veille et la faire cuire le jour-même. Pascale m’a conseillé de l’assembler et de la mettre au congélateur, pour la glisser directement au four le jour J. Elle a même précisé que la pâte feuilletée lève mieux si elle a été congelée à un moment ou un autre.

Tout ça a fonctionné à merveille : je me suis levée le samedi matin, j’ai préchauffé le four, mis la galette dedans, et je me suis efforcée de faire autre chose pendant la cuisson (si on regarde trop la pâte feuilletée dans le four, ça l’intimide) pour mieux m’extasier devant ma galette, dorée, gonflée, merveilleuse.

Le vrai challenge dans l’histoire, c’est qu’il a ensuite fallu transporter la galette jusqu’à chez mes parents, en scooter. J’ai bricolé un carton à gâteau extrêmement élégant avec deux boîtes de céréales américaines (je suis en avance d’une tendance, vous verrez ça chez tous les pâtissiers cette année), déposé le tout dans le coffre sous la selle, et murmuré quelques paroles en direction d’Honoré d’Amiens, saint patron des pâtissiers.

Maxence s’est efforcé d’éviter les rues pavées, les trous et les bosses de la chaussée parisienne, et quoique notre neveu ait bondi sur nous dès la sortie de l’ascenseur, la galette est arrivée à bon port, intacte (c’est ça aussi, la magie de l’Epiphanie) et très appréciée de tous. Mon père a même déclaré que c’était la galette la plus goûteuse qu’il ait jamais mangée, et il avait dit quelque chose d’approchant de celle de Pierre Hermé il y a quelques années. (Bien sûr que si, ça compte, même quand c’est mon Papa qui le dit.)

Chance, karma ou coup de pouce ultime d’Honoré, il se trouve que c’est moi qui ai eu la fève, ce qui m’a permis de la mettre de côté pour la galette de l’année suivante : en effet, maintenant que je sais à quel point il est facile et gratifiant de la faire soi-même, je crains qu’il n’y ait pas de retour en arrière possible.

Si vous êtes tenté par l’aventure, vous avez jusqu’à la fin du mois pour vous lancer. Et si c’est un peu court, pas d’inquiétude, ce billet vous attendra bien au chaud pour l’année prochaine !

Galette des rois

* A défaut, procurez-vous simplement de la pâte feuilletée pur beurre et lisez bien les étiquettes, pour éviter autant que possible les additifs et conservateurs. Celle de Picard est réputée être le meilleur choix dans sa catégorie.

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5 Astuces pour des soupes maison vraiment bonnes

Je ne suis sans doute pas la seule, à cette époque de l’année, à ne vouloir rien tant qu’un bol de quelque chose de chaud et réconfortant et plein de bonnes choses. Mais comme vous vous en êtes peut-être déjà aperçu à vos dépens, de bonnes intentions ne suffisent pas toujours à obtenir quelque chose de vraiment bon.

Pour commencer, je vous renvoie à mon billet sur la soupe à tout, une sorte de guide ultime de la soupe qui vous explique en détail comment improviser avec ce que vous avez sous la main, sans toutefois que le résultat soit marron et flotteux avec des fils qui vous restent coincés entre les dents.

Et pour ceux qui maîtrisent les bases, je vous propose ces 5 astuces qui font la différence entre la soupe de base et celle qui fera frétiller votre cuillère d’excitation.

Suivez les saisons

Pour l’empreinte carbone, l’adéquation avec la météo et le respect des traditions, mais aussi et surtout parce que les légumes de saison ont infiniment plus de goût, et que si vous voulez une soupe qui scintille de saveur, il n’y a pas mieux.

Par chance, les légumes d’hiver ne demandent que ça, avec leur richesse en amidon et leurs notes un peu subtilement sucrées. Vous ne vous souvenez plus bien de ce qui est en saison quand ? J’ai préparé un calendrier des fruits et des légumes rien que pour vous.

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