Curry de poisson facile, tomates et lait de coco

Oh, que je suis enthousiasmée par ce curry, récent ajout à mon répertoire ! Très (très) facile à préparer à partir d’ingrédients qu’on peut avoir tout le temps sous la main, il fait néanmoins son petit effet à table : le genre de plat qui me fait soupirer d’aise et de tranquille fierté en disant : « On mange pas mal ici quand même, tu ne trouves pas ? »

Tout est parti de la recette du 20-minute fish curry que Meera Sodha propose dans son excellent Made in India, Cooked in Britain, que mon amie Flo* m’a offert et dont je me suis beaucoup servie, toujours avec succès. La recette d’origine est un curry à l’indienne et sans lait de coco, mais au fil des itérations dans ma cuisine il a attrapé des saveurs d’Asie du sud-est (citronnelle, basilic ou coriandre, citron vert) qui l’ont rendu un peu thaï.

Je m’excuse par avance auprès des puristes de l’une ou l’autre de ces cuisines, mais le résultat est un divin curry, richement parfumé et frais au palais, que l’on peut déguster seul ou sur du riz. En ce moment, j’achète de préférence ce sticky rice, que je cuis dans le rice cooker que Maxence m’a persuadée d’acheter malgré mes réticences (le riz cuit très bien dans une casserole, pourquoi acheter un appareil de plus ?) mais qui finalement me remplit de joie à chaque utilisation (du riz parfait ! à tous les coups ! sans surveiller ni chronométrer ni rien !).

Depuis que j’ai mis au point cette formule, je m’assure d’avoir toujours sous la main une boîte de lait de coco, un bocal de tomates entières, et des filets de poisson au congélateur (les épices, les oignons et le gingembre, j’ai en permanance) et je réalise ce curry pratiquement une fois par semaine. Bien que je ne l’aie pour le moment servi qu’en famille, c’est le genre de plat que je proposerais volontiers à des invités, et ce serait d’ailleurs une option réaliste pour un dîner un soir de semaine, peut-être suivi de ce délicieux ananas rôti à la vanille.

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Et vous, quelle est la dernière recette facile pour soir de semaine que vous avez découverte ? On est tous à la recherche de ce genre de pépite, donc n’hésitez pas à faire tourner !

* Mon amie Flo qui vient de publier une nouvelle édition de son livre Intolérances alimentaires, sensibilités et allergies, ressource sans égale sur le sujet, à la fois fouillée et accessible, sérieuse et pratique.

Curry de poisson facile, tomates et lait de coco

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Patates douces grillées, olives noires et amandes

Durant mon enfance et mon adolescence, on ne mangeait absolument jamais de patates douces : elles ne figurent pas dans l’éventail classique des légumes français, et je ne crois pas en avoir même goûté avant d’aller vivre aux Etats-Unis à vingt ans. Mais je suis tombée en amour illico presto et la patate douce fait désormais partie intégrante de mon paysage légumier. La chair sucrée et les multiples possibilités de ce légume racine en font une délicieuse alternative à d’autres types de féculents — la pomme de terre ordinaire en particulier.

Sans compter que la patate douce orange (il en existe aussi des variétés blanches, moins intéressantes) est un légume souvent décrit comme un « superfood » pour ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires exceptionnelles, dues à sa teneur élevée en bêta-carotène et en vitamine A, entre autres vitamines et minéraux. Il semble qu’il ait aussi un effet stabilisateur sur la glycémie, malgré un indice glycémique médian.

Je saupoudre les patates douces d’un joli condiment très vite fait, mélange grossièrement haché d’olives noires, d’amandes grillées, d’échalote, de coriandre et de zeste de citron, qui relève le tout avec beaucoup de vivacité.

Si la cuisson à la vapeur est la meilleure façon de conserver l’intégralité de ses qualités nutritionnelles, la patate douce se prête tout aussi bien à être bouillie, rôtie ou grillée. Vous pouvez la servir en purée, en faire des soupes merveilleusement veloutées, en ajouter des cubes dans les plats de céréales et les salades-repas pour les rendre ultra satisfaisantes, ou l’écraser pour en mettre dans un gâteau.

La patate douce figure dans la liste des Clean Fifteen* mais je l’achète généralement bio, en choisissant les patates bien fermes et sans meurtrissures. On les trouve de plus en plus facilement en supermarché, bio ou conventionnel. Je les conserve dans un sachet en papier à température ambiante fraîche (jamais au réfrigérateur !) et quand je les cuisine je laisse la peau, à la fois pour les nutriments et pour permettre aux morceaux de garder leur tenue si c’est nécessaire pour le plat.

Je suis toujours surprise de voir les patates douces cuisinées avec des ingrédients sucrés en Amérique du Nord (du sirop d’érable ! des épices douces ! du sucre roux ! des mini chamallows !!) parce que je préfère de beaucoup équilibrer leur douceur naturelle avec des saveurs contrastées : du salé, de l’acide, du piquant, de l’umami… Et parce que leur chair devient très tendre lorsqu’elles sont cuites, je prends généralement soin d’ajouter un élément croquant dans la recette.

Un de mes standards les plus rapides et les plus faciles pour accomoder les patates douces consiste à les faire bouillir ou rôtir — soit entières, soit en gros cubes — pour les napper ensuite de sauce au tahini avec beaucoup d’herbes fraîchement ciselées, ou bien les servir avec le beurre au miso d’Aria Beth Sloss.

Mais aux beaux jours, lorsque j’ai accès à un barbecue — ou tout simplement à l’aide de mon fidèle Griddler — je les découpe en longs quartiers, je les pré-cuis à la vapeur, je les badigeonne d’un mélange d’huile et de jus de citron, et je les fais griller. J’adore la juxtaposition de la peau légèrement croustillante et de l’intérieur crémeux.

Je les saupoudre alors d’un joli condiment très vite fait, mélange grossièrement haché d’olives noires, d’amandes grillées, d’échalote, de coriandre et de zeste de citron qui relève le tout avec beaucoup de vivacité. C’est un plat que je sers avec autant de bonheur comme pièce maîtresse du repas, avec une salade verte, ou en accompagnement d’un poulet rôti, d’un magret de canard ou de grillades.

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Et vous, partagez-vous mon enthousiasme pour la patate douce? Quelle est votre façon préférée de la cuisiner et de la servir ?

Patates douces grillées, olives noires et amandes

* La Clean Fifiteen est une liste des fruits et légumes les moins contaminés en agriculture conventionnelle ; la Dirty Dozen répertorie au contraire les plus contaminés, qu’il est donc fortement recommandé d’acheter bio.

Ce billet est sponsorisé par l’American Sweet Potato Marketing Institute. Le contenu de ce billet est 100% de mon cru. Je vous remercie de soutenir les organisations qui soutiennent Chocolate & Zucchini

American Sweet Potato

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35 Idées pour utiliser la verveine citronnelle

A partir du milieu du printemps, le producteur chez qui je prends la plupart de mes herbes et légumes apporte de jolis bouquets de verveine citronnelle (ou citronnée), de ces longues tiges bardées de feuilles vert clair en forme de plume, un peu collantes et vivement parfumées. Si on les frotte du pouce, il s’en dégage une odeur saisissante d’agrume, subtilement florale et boisée, qui rappelle effectivement la citronnelle.

L’utilisation la plus évidente consiste à faire infuser les feuilles en tisane, à servir chaude ou glacée, mais comme j’avais envie d’aller plus loin, j’ai lancé un appel à idées via Twitter et Facebook et j’en ai glané quelques autres ici et là. Voici un petit florilège de mes suggestions préférées ; j’espère qu’il vous fera bon usage quand vous mettrez vous aussi la main sur cette herbe délicate !

Mariages heureux

Verveine citronnelle + pêche
Verveine citronnelle + abricot
Verveine citronnelle + framboise
Verveine citronnelle + fraise
Verveine citronnelle + rhubarbe
Verveine citronnelle + poire
Verveine citronnelle + agrumes (pamplemousse en particulier)
Verveine citronnelle + yaourt
Verveine citronnelle + gingembre
Verveine citronnelle + poisson
Verveine citronnelle + poulet
Verveine citronnelle + porc

Boissons

~ En tisane, chaude ou glacée, en solo ou en mélange avec d’autres herbes, comme la menthe ou la sauge.

~ Préparer un sirop pour les cocktails, ou bien pour sucrer une eau gazeuse, un thé glacé ou une limonade.

~ Faire une liqueur de verveine citronnelle.

Pâtisserie et desserts

~ Ajouter à une tarte à la rhubarbe.

~ En faire un sorbet ou une glace.

~ Faire infuser dans la crème pour une panna cotta ou autre dessert crémeux comme une crème brûlée ou des petits entremets.

~ Faire infuser dans la crème fouettée à servir avec des pêches.

~ Préparer un sirop pour imbiber une génoise ou un baba, pour sucrer des crêpes ou un yaourt, ou y tremper les biscuits à la cuiller pour une charlotte ou un tiramisu aux fraises.

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Cookies vegan aux pépites de chocolat

Je souffre du syndrôme de la bougeotte pâtissière : j’ai beau avoir aimé une recette, qu’elle soit de mon cru ou empruntée, je suis toujours bigrement tentée de pousser l’idée un peu plus loin, de modifer un petit truc, ou de prendre un tout autre chemin, juste pour voir ce que ça donne.

Chaque opportunité de pâtisser peut ainsi devenir une aventure, et même s’il m’arrive de regretter de ne pas avoir choisi le conservatisme — il y a parfois des flops — la plupart du temps ça me permet d’apprendre quelque chose, d’élargir mon horizon et, bien sûr, de partager avec vous une nouvelle recette.

Croustillant à l’extérieur et moelleux à coeur, ces cookies sont fortement chocolatés et modérément sucrés, juste comme je les aime.

Et je suis particulièrement enthousiasmée par celle-ci, née d’une envie aiguë de cookies aux pépites de chocolat. J’aurais pu utiliser cette recette ultime de chocolate chip cookies, que j’ai faite maintes fois et qui fait tomber tout le monde en pâmoison, mais j’avais envie d’essayer autre chose et de faire plutôt des cookies vegan.

Avec de la purée d’amandes complètes comme matière grasse, des graines de chia moulues, un mélange de farines de riz et de blé et du sucre non raffiné, j’aime à penser qu’ils sont plutôt plus intéressants nutritionnellement que des cookies conventionnels (ils apportent tout au moins un peu de variété dans les ingrédients) sans y perdre une once de gourmandise. Croustillants à l’extérieur et moelleux à coeur, ils sont fortement chocolatés — j’y ai aussi glissé quelques éclats de cacao — et modérément sucrés, juste comme je les aime.

Je fais donc entrer cette recette sans hésitation et avec délectation dans mon répertoire cookiesque. J’essaierai de ne pas trop la bricoler à l’avenir, mais je ne peux pas promettre que je n’essaierai pas avec d’autres purées d’oléagineux (le beurre de cacahuète serait ici tout indiqué) ou une poignée de noix, de noisettes ou de noix de pécan.

Note : Comme toujours quand on parle de chocolat, le diable est dans la marque que vous choisirez. Donnez-vous la peine d’acheter du chocolat noir de qualité, vous en retirerez des bénéfices au-delà de ce que vous pourriez imaginer. J’utilise généralement le Manjari 64% de Valrhona, que j’achète en sac d’un kilo chez G. Detou in Paris, mais qu’on peut aussi commander par Internet.

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Et vous, avez-vous aussi tendance à modifier les recettes sans arrêt, ou prenez-vous plaisir à faire et refaire vos classiques ? Et quel est votre chocolat préféré pour la pâtisserie ?

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Fond d’écran calendrier : Juin 2015

Au début de chaque mois en 2015, j’offre aux lecteurs de C&Z un nouveau papier peint à mettre en fond d’écran sur votre ordinateur, avec une photo en lien avec la cuisine et un calendrier du mois en cours.

Pour le mois de juin, je vous propose une photo de mes rouleaux de nori au concombre et à l’avocat, un de mes standards pour les déjeuners en semaine : c’est facile, rapide et bigrement ressourçant.

Les instructions pour télécharger votre calendrier sont ci-dessous.

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