Fond d’écran calendrier : Septembre 2014

Au début de chaque mois en 2014, j’offre aux lecteurs de C&Z un nouveau papier peint à mettre en fond d’écran sur votre ordinateur, avec une photo en lien avec la cuisine et un calendrier du mois en cours.

Pour le mois de septembre, je vous propose une brassée de courgettes, dont je n’ai probablement pas besoin de vous dire tout le bien que je pense. Vous pouvez consulter quelques-unes de mes recettes de courgette préférées, mais cet été je les ai aussi beaucoup fait rôtir au four quand il ne faisait pas trop chaud : on les coupe en gros dés, on les met sur une plaque de four avec rebords, on ajoute un généreux filet de bonne huile d’olive et du sel, et on enfourne à 200°C pour une demi-heure environ. Avec quelques amandes au piment concassées et des herbes fraîches, c’est tout simple mais c’est très bon.

Les instructions pour télécharger votre calendrier sont ci-dessous.

Lire la suite »

Favoris d’août

Les tomates anciennes dont je me suis régalée tout l'été.

Les tomates anciennes dont je me suis régalée tout l'été.

Quelques-unes de mes lectures et trouvailles préférées pour le mois d’août :

~ Quoi de neuf au resto cet automne ? Les listes parisiennes du Figaroscope, du Fooding via Les Echos et de A Tabula (in French).

~ A quoi peut bien ressembler un oeuf poché filmé sous l’eau ?

~ J’ai parlé de blogs culinaires avec Kristin Donnelly pour le magazine américain Food & Wine (en anglais).

~ Très inspirée par ce mariage original : concombres, verveine et thé vert matcha. Une de plus à ajouter à mes 58 Idées pour utiliser le concombre.

~ Ces sablés en forme d’ourson portant une amande dans les bras sont-ils trop mignons pour être mangés ?

~ Malin : un plan du métro parisien pour trouver le bar le plus proche, et un autre pour les amateurs de thé.

~ Oh, les jolies tartelettes aux griottes!

~ Cette crème caramel de Jean-François Piège me donne envie de revisiter la recette de crème renversée de ma mère.

~ Les erreurs les plus fréquentes en cuisine, et comment les éviter (en anglais).

~ Les repas interrompus de Claudia Ficca et Davide Luciano.

Salade de haricots verts et nectarines, gomasio au piment

Quand j’étais petite, dans ma famille, on mangeait les haricots verts très tendres et servis chauds, avec du beurre et du persil haché au moulin à manivelle, le plus souvent pour accompagner le poulet rôti dominical. Une fois rentrée du marché — avec ou sans moi pour tirer la charette — ma mère annonçait à travers l’appartement : « Il y a des haricots verts à éplucher ! »

Mon père, ma sœur et moi émergions alors de nos tanières respectives, et nous nous asseyions par terre autour de la table basse où un plateau attendait, avec une belle pile de haricots frais et une passoire pour les recueillir une fois équeutés. Nous les filles avions le droit d’être dispensées de cette tâche en cas de contrôle à réviser, mais en général nous préférions plutôt profiter de cette petite pause pour discuter tous les quatre pendant que nos doigts s’affairaient.

Les haricots verts se marient à merveille avec les fruits d’été, et j’aime beaucoup les garnir de melon en tout petits dés ou de fines lamelles de pêches et de nectarines.

Je me rends compte aujourd’hui qu’on aurait pu réduire la charge de travail de moitié en ne retirant que le côté qu’il faut vraiment éplucher — c’est-à-dire le côté tige, la petite queue mignonne se mange sans problème — mais notre technique permettait de retirer les éventuels fils des deux côtés de chaque haricot, ce qui n’est parfois pas inutile.

Dans ma propre cuisine, je me trouve plus souvent à servir haricots verts froids, dans des salades rafraîchissantes comme celle-ci. Les haricots verts se marient à merveille avec les fruits d’été (ce qui pousse ensemble va ensemble) et j’aime beaucoup les garnir de melon en tout petits dés (et quelle belle année pour les melons en France !) ou de fines lamelles de pêches et de nectarines, que de plus en plus je préfère blanches.

Ma salade avait donc un élément de verdeur et un élément de douceur, et j’ai décidé de compléter l’équilibre de saveur avec des notes torréfiées et salées sous la forme d’un gomasio maison — ce condiment japonais constitué de sésame moulu avec du sel — dans lequel j’ai glissé du piment en poudre pour le piquant. Le gomasio, c’est très facile à faire soi-même, et incomparablement plus savoureux que tout ce qu’on peut trouver dans le commerce.

Gomasio au piment

Lire la suite »

Comment ouvrir une noix sans casse-noix

Cet été, Maxence et moi avons pris un peu plus de vacances que d’habitude, et les trois semaines et demi (trois semaines et demi !) que nous nous sommes offertes nous ont permis d’entreprendre un mini-Tour de France pour profiter de nos familles et amis : Franche-Comté et Vosges pour commencer, puis cap vers le sud avec le Périgord, les Pyrénées ariégeoises, Toulouse, et enfin le Luberon.

Sans surprise, nous avons mangé comme des rois, et d’étape en étape nos bagages se sont alourdis de spécialités locales, façon Tour de Gaule d’Astérix.

La noix du Périgord n’est pas la moindre de ces merveilles : à mi-parcours de notre périple, nous sommes tombés sur La Maison de la noix à Cénac, un magasin entièrement consacré à la coquille brun doré. En plus de toutes les tartinades, confitures, terrines et gâteaux dont on pourrait rêver, j’ai été très enthousiasmée par les quatre variétés de noix proposées à la dégustation, casse-noix low-tech à l’appui.

« Oh, mais n’importe quel couteau fait l’affaire ! » m’a dit Marie-Laure. Et de me montrer comment, d’un habile tour de lame, elle arrivait à dompter les noix les plus coriaces.

La plupart des gens pensent qu’une noix est une noix est une noix, mais en examinant et en goûtant ces quatre-là côte à côte, on voyait bien qu’il n’en est rien : chaque variété a son propre calibre, sa propre forme, et son propre profil de saveur. La variété que nous avons le plus appréciée est la Lara, une très grosse noix douce et délicate avec très peu d’amertume. Nous en avons rempli un gros sac et nous sommes repartis, tout heureux à l’idée de les partager avec nos amis dans la maison que nous louions tous ensemble dans les Pyrénées ariégeoises.

Hélas, vous vous souvenez peut-être que mon kit de cuisine minimaliste ne contenait pas de casse-noix, et la maison de location — dont la cuisine était par ailleurs bien mieux achalandée que je ne le craignais — n’en proposait pas non plus.

Quand j’ai fait part de mon désespoir à mon amie Marie-Laure, elle a répondu : « Oh, mais n’importe quel couteau fait l’affaire ! » Et de me montrer comment, d’un habile tour de lame, elle arrivait à dompter les noix les plus coriaces.

Insérer le couteau à la jointure

Lire la suite »

Kit minimaliste pour cuisiner en vacances

Je vais voyager un peu ce mois-ci et j’aurai l’occasion de cuisiner dans une ou deux cuisines de location. En pareilles circonstances, je me suis assez souvent retrouvée face à des couteaux bas de gamme émoussés et des spatules en plastique toutes fondues pour emporter, cette fois-ci, un petit kit d’essentiels dans mes bagages.

Comme je voyage avec un jeune enfant qui, lui aussi, a besoin de son kit d’essentiels — camion de pompiers et âne en peluche inclus — mon défi est de faire aussi léger que possible, donc j’ai décidé d’emporter :

~ Mon couteau d’office, fraîchement aiguisé : les maisons de location ne contiennent jamais, jamais, jamais de couteau digne de ce nom, et comme la cuisine c’est avant tout couper, parer, trancher, émincer et hacher, ça me paraît assez indispensable d’emporter le sien si on ne veut pas s’arracher les cheveux avant chaque repas. Je suivrai mes propres conseils pour voyager avec des couteaux.

~ Mon épluche-légume parce que rien de ce qui est censé être aiguisé dans une cuisine de location ne l’est vraiment, et un économe émoussé, c’est pire que pas d’économe du tout. En bonus, un bon épluche-légume permet de couper les légumes en tagliatelle et en papardelle pour faire toutes sortes de jolies salades estivales, comme ces spaghetti de courgettes.

~ Une paire de pinces de cuisine parce qu’il est rare d’en trouver dans les cuisines de particuliers en France, et pourtant je m’en sers tout le temps pour manipuler les ingrédients et les retourner en cours de cuisson, y compris au barbecue. En bonus, ça fait un jouet infiniment divertissant pour mon fils, qui s’en sert pour attraper des poissons imaginaires.

~ Ma spatule Earlywood en bloodwood, très solide avec un bord fin et affûté, qui est un super outil multi-usage pour remuer, couper, soulever, servir, gratter. Je vous ai déjà parlé des sublimes ustensiles de Brad Bernhart, et je les utilise avec toujours autant de bonheur au quotidien (y compris sa dernière création, une ravissante cuillère doseuse prévue pour le café mais que je laisse dans mon bocal de granola).

Lire la suite »

Recevez la newsletter

Une fois par mois, vous recevrez un rappel des derniers billets publiés, plus de l'inspiration et des infos exclusives. Vous pouvez aussi choisir d'être notifié pour chaque nouveau billet.