Pain au levain naturel Recette

Je m’essaie au pain au levain naturel depuis quelques temps, ce qui ne vous aura pas échappé si vous gardez un oeil sur mon fil Twitter ou si vous êtes abonné à la newsletter C&Z.

Le levain naturel, c’est une culture de levures dites sauvages et de bonnes bactéries qui se développent dans un mélange de farine et d’eau, et que l’on entretient en les nourrissant régulièrement. Lorsqu’on mélange le levain à un volume plus important d’eau, de farine, et de sel, et qu’on le laisse fermenter, l’activité des micro-organismes qu’il contient fait lever la pâte et permet d’obtenir un pain particulièrement savoureux, avec une touche d’acidité.

La beauté de ces pains au levain naturel, c’est que leur goût est complexe et unique.

La beauté de ces pains au levain naturel, c’est que leur goût est complexe et unique (comme un levain se constitue à partir des levures et des bactéries qui se trouvent naturellement sur les céréales, il n’y en a pas deux pareils, et les différences sont d’autant plus marquées d’une région du monde à une autre) ; ils se conservent très bien (« les [bonnes] bactéries retardent la rétrogradation de l’amidon et le rassissement, et l’acidité qu’elles produisent rendent le pain résistant aux moisissures »*) ; ils ont de plus grandes qualités nutritionnelles que les pains faits à la levure (il semble que la fermentation longue du levain permette de bien mieux assimiler les nutriments des farines complètes, et diminue aussi l’index glycémique du pain) ; et ils permettent de se rapprocher de l’essence du pain, c’est-à-dire un mélange de farine, d’eau et de sel, sans avoir recours à la levure commerciale.

Cela faisait longtemps que j’étais attirée par cette approche, mais j’hésitais à me lancer parce qu’elle me paraissait laborieuse et intimidante, et parce que j’avais du mal à m’identifier aux personnes qui écrivaient sur le sujet : les discussions se plaçaient généralement à un niveau plutôt avancé, facilement décourageant quand on débute. Et puis un jour, je suis tombée sur le blog de Florence via celui de Clea, et je me suis tout de suite sentie en confiance : Florence décrivait la méthode en termes clairs, suffisamment techniques pour que je puisse en comprendre les principes sous-jacents, mais suffisamment pragmatiques pour que je puisse imaginer la transposer dans ma cuisine. J’étais enthousiasmée, impatiente de relever le défi.

La première chose dont on a besoin pour faire du pain au levain, c’est évidemment le levain. On peut le créer soi-même, selon un procédé qui prend cinq à six jours et qui est une petite aventure en soi, mais qui est bien détaillé sur de nombreux sites et blogs, comme sur celui de Jane, de Florence ou de Vanessa. A quelques variations près, le principe est toujours le même : il s’agit de créer un environnement farine/eau douillet, dans lequel les levures contenues dans la farine auront très envie de s’installer pour fonder leur colonie. La bonne nouvelle, c’est que l’été (plus exactement, de la fin du printemps au début de l’automne) est la saison la plus propice : les températures élevées favorisent le développement des micro-organismes, donc il est plus facile de faire démarrer un levain à ce moment-là.

L’autre option, plus simple, est d’obtenir un levain déjà existant : comme les levures et les bactéries se multiplient constamment dans un levain bien entretenu, on peut sans difficulté et sans danger en prélever une portion pour la donner à quelqu’un d’autre. En plus, la personne qui le reçoit bénéficie de la complexité de ce levain plus âgé, qui a pu rassembler au fil du temps un assortiment varié de micro-organismes.

En ce qui me concerne, j’ai pu acheter un sachet de levain à l’un des boulangers bio du marché que je fréquente**, ce qui m’a permis de gagner du temps et du goût pour la modique somme de 1€. (Vous vous ditez peut-être que ce boulanger se tire dans le pied — ou tue la poule aux oeufs d’or, au choix — en vendant son levain. Mais pour tout vous dire, je n’achetais pas son pain avant, alors que maintenant je lui achète de la farine bio toutes les semaines, donc en réalité, il a plutôt gagné une cliente dans l’affaire.)

Comme les propriétaires de levain finissent en général par éprouver une affection certaine à son endroit, il est traditionnel de lui donner un nom ; j’ai décidé d’appeler le mien Philémon.

Cela fait donc deux mois que je nourris mon levain tous les matins, et que j’apprends ainsi à mieux le connaître : ce dont il a besoin, en quelle quantité et quand, la tête qu’il fait quand il n’est pas content, etc. Comme les propriétaires de levain finissent en général par éprouver une affection certaine à son endroit, il est traditionnel de lui donner un nom ; j’ai décidé d’appeler le mien Philémon, en l’honneur de l’un des héros de bande dessinée*** fétiches de mon enfance.

Le repas quotidien peut sembler contraignant, mais il y en a vraiment pour deux minutes montre en main. Finalement, ça ne demande pas plus de travail que de s’occuper d’un poisson rouge, à ceci près qu’il n’y a pas d’aquarium à nettoyer (beurk) et que les poissons rouges vous remercient rarement de vos bons soins en vous donnant un beau pain bien gonflé qui chante en refroidissant.

Depuis deux mois donc, je fais un pain par semaine avec l’aide de Philémon, et nos efforts sont de mieux en mieux récompensés. A chaque fois que je sors un pain du four, c’est la même euphorie : je n’en crois pas mes yeux, je le photographie sous toutes les coutures, je le hume, je l’écoute, puis, quand il a refroidi, on le goûte, et on se dit que quand même, vraiment, c’est fou ce que c’est bon ! Il y a quelque chose d’infiniment gratifiant à explorer un sujet complètement nouveau et sentir qu’on développe une compréhension et un savoir-faire, plus solides à chaque tentative.

Pour le moment, je me base sur ce que Florence appelle (et j’abonde dans son sens) le pain au levain le plus simple du monde, et dont la recette ci-dessous est une adaptation. Elle repose sur une formule dite 1.2.3 : 1 part de levain****, 2 parts d’eau, 3 parts de farine (parts mesurées en poids), auxquelles on ajoute 1.8 à 2% du poids de farine en sel. (Et puisqu’on parle de formules, j’en profite pour vous recommander Ratio, le livre formidable que Michael Ruhlman a écrit — en anglais — sur le sujet.)

La boulange est un sujet d’étude auquel on pourrait consacrer plusieurs vies, mais le voyage promet d’être passionnant, et le pain à bord est délicieux.

Mais il y a de nombreuses autres recettes, méthodes, astuces et techniques que je brûle d’essayer. J’ai des progrès à faire et beaucoup à apprendre — la boulange est un sujet d’étude auquel on pourrait consacrer plusieurs vies — mais le voyage promet d’être passionnant, sans compter que le pain à bord est délicieux. Par contre, je me dois de vous mettre en garde : une fois qu’on est mordu, on peut passer des après-midi entières sans lever le nez, tellement on est absorbé par la lecture des nombreux sites, blogs et forums consacrés au levain naturel.

Voici donc, sans plus tarder, comment je m’y prends pour entretenir mon levain et faire mon pain — ce n’est absolument pas la seule façon de procéder, mais elle m’a bien réussi jusqu’ici. J’ai essayé d’être précise, en espérant ne pas donner pour autant l’impression que c’est compliqué. Si ça vous paraît encore un peu obscur, je vous invite à prendre votre temps, à vous balader ici, et ailleurs, histoire de vous familiariser avec les principes de base, jusqu’à ce que vous vous sentiez prêt à vous lancer. Après, c’est comme tout : une fois qu’on a fait quelques pains, l’expérience permet de boulanger de façon de plus en plus intuitive, et donc avec de plus en plus de plaisir.

~~~

* Traduit de la page 544 de l’ouvrage de Harold McGee, On Food and Cooking.

** Il s’agit du marché des Batignolles, qui se tient le samedi matin à la sortie du métro Rome, dans le 17ème arrondissement de Paris. Quand vous arrivez du métro, prenez l’allée de gauche ; le boulanger partageur est le troisième stand sur votre droite, juste après le fleuriste.

*** Philémon est le héros éponyme d’une série de bande dessinée créée et dessinée par le génial Fred dans les années 70-80. Il y raconte les aventures d’un adolescent, Philémon donc, qui fait des allers et retours entre le monde tel qu’on le connaît et un monde fantastique, poétique et surréaliste, dans lequel les lettres qui écrivent OCEAN ATLANTIQUE sur les mappemondes sont en fait des îles sur lesquelles on peut se rendre. Je vous renvoie vers ce site, pas particulièrement réussi dans sa navigation mais très complet.

**** Cette formule s’applique à ce que l’on appelle un levain à 100%, c’est-à-dire un levain que l’on nourrit du même poids de farine que d’eau. (Le pourcentage représente le taux d’hydratation du levain : un levain à 80%, par exemple, est nourri de 80 g d’eau pour chaque 100 g de farine.) Le levain à 100% n’est ni liquide ni solide, il a la consistance d’une pâte à gaufre, à mi-chemin entre une pâte à crêpe et une pâte à gâteau.

Pain au levain naturel

i. Habitat de mon levain
ii. Rafraîchir le levain-chef (tous les jours)
iii. Préparer du levain pour un nouveau pain (la veille du jour de boulange)
iv. Faire du pain

i. Habitat de mon levain

On appelle « levain-chef » la portion de levain que l’on garde toujours d’une fois sur l’autre, et que l’on nourrit régulièrement pour que la culture de micro-organismes reste florissante.

Mon levain-chef habite dans un pot à confiture Weck comme celui-ci, d’une contenance de 250 ml. Ce type de bocal se ferme normalement avec un bracelet en caoutchouc et des crochets, mais comme le levain a besoin de respirer, je pose simplement le couvercle sur le pot. A force de patouiller de l’eau et de la farine dedans, les parois du pot finissent par « croûter » un peu, donc je transvase le levain dans un pot identique mais propre quand ça me prend, toutes les 2 semaines environ. (Il faut absolument s’assurer que le pot est parfaitement rincé et sans aucun trace de liquide vaisselle.)

Même si je ne boulange qu’une fois par semaine, je garde mon levain à température ambiante et je le nourris quotidiennement. Certains le mettent au frais d’une semaine sur l’autre, mais pour l’instant j’évite : j’ai cru comprendre que cela ralentissait la fermentation lactique mais pas la fermentation acétique, ce qui accentue l’acidité du pain, alors que ce n’est pas vraiment ça que je recherche. Mais il faut que je teste.

Levain naturel

ii. Rafraîchir le levain-chef (tous les jours)

Préparation : 5 minutes

Total : 5 minutes

Pour 70 g de levain rafraîchi.

ii. Rafraîchir le levain-chef (tous les jours)

Ingrédients

    Tous les matins, après le petit déjeuner, je nourris (on appelle aussi ça "rafraîchir") mon levain, Philémon.
  • le récipient de levain-chef nourri 24h plus tôt
  • 35 ml d'eau (de l'eau filtrée par une carafe filtrante ou de l'eau de source)
  • 35 g de farine de blé (j'utilise de la farine T65 bio)

Instructions

  1. A l'aide d'une cuiller en bois que vous réserverez si possible à cet usage (j'en utilise une petite et assez étroite qui convient bien à la taille de mon pot de confiture), mélangez le levain dans son récipient : de mousseux, il reprendra la texture d'une pâte à gaufre.
  2. Retirez la quasi-totalité du levain de son récipient, en y laissant toutefois l'équivalent d'une cuillerée à soupe. Jetez ce que vous avez retiré ou versez-le dans un récipient hermétique que vous garderez au frais* (j'utilise pour ma part un pot de fromage blanc de 500 g).
  3. Versez l'eau sur la c.s. de levain-chef que vous avez conservée dans le récipient et mélangez. Ajoutez la farine et mélangez bien afin d'obtenir une consistance lisse (ceci permet aussi d'incorporer de l'air dans le levain pour l'oxygéner) -- je compte jusqu'à 30 en remuant vigoureusement. Raclez les parois du récipient avec la cuiller en bois, couvrez et placez le récipient dans un coin tempéré de votre cuisine. Choisissez un endroit où il ne vous encombrera pas, mais où vous ne risquez pas non plus de l'oublier.
  4. Rincez la cuiller en bois à l'eau ; il faut éviter d'utiliser du liquide vaisselle, sinon il risque d'y en avoir des traces dans le levain, et il n'aime pas trop ça.
  5. Si le levain est en bonne forme, des bulles de plus en plus nombreuses vont apparaître à la surface, et il va doubler de volume dans son récipient en quelques heures (le délai exact dépend de la vitalité du levain et de la température ambiante), avant de ralentir son activité et diminuer de volume (voir photos ci-dessous).
  6. Evolution du levain

Notes

  • Autre possibilité : si vous préférez ne pas le nourrir tous les jours, vous pouvez nourrir le levain un peu plus généreusement -- disons 50g d'eau et 50g de farine -- puis le placer au frais une heure ou deux après l'avoir nourri, et l'y laisser jusqu'à une semaine. Laissez-le revenir à température ambiante (2h environ) avant de le nourrir à nouveau, ou avant de l'utiliser pour produire le levain nécessaire pour faire du pain.
  • La raison pour laquelle on retire cet excédent, c'est que le levain a besoin d'être nourri de son poids en farine et de son poids en eau chaque jour. Si on en garde la totalité, le levain va croître de façon exponentielle en triplant chaque jour : il faudra alors de plus en plus de farine pour le maintenir en vie, ce qui sera au bout du compte bien plus coûteux. Certains choisissent de jeter cet excédent de levain, mais je préfère le garder au frais et l'utiliser dans mes pâtes à crêpe, gâteaux, clafoutis, pâte à pizza, etc. -- je publierai bientôt quelques idées. On peut aussi le donner, si on a dans son entourage quelqu'un qui veut se mettre à la boulange.

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iii. Préparer du levain pour un nouveau pain (la veille du jour de boulange)

Préparation : 5 minutes

Total : 5 minutes

Pour 200 g de levain mûr.

iii. Préparer du levain pour un nouveau pain</b> (la veille du jour de boulange)

Ingrédients

    La veille du jour où je veux boulanger, en fin de soirée, je prépare la quantité de levain dont j'aurai besoin pour faire mon pain.
  • 70 g de levain pris dans le pot de levain-chef que vous avez nourri le matin-même (mélangez bien le levain avant d'en prélever)
  • 70 ml d'eau (de l'eau filtrée par une carafe filtrante ou de l'eau de source)
  • 70 g de farine de blé (j'utilise de la farine T65 bio)

Instructions

  1. A l'aide d'une cuiller en bois (la même que ci-dessus), transvasez les 70 g de levain-chef dans un bol propre d'environ 500 ml de contenance. (Important : il doit donc rester environ 1 c.s. de levain-chef dans le pot après ce prélèvement.) Versez l'eau dans le bol et mélangez. Ajoutez la farine et mélangez bien afin d'obtenir une consistance lisse (ceci permet aussi d'incorporer de l'air dans le levain pour l'oxygéner). Raclez les parois du bol avec la cuiller, couvrez avec une petite assiette et placez le bol à côté du pot de levain-chef pour qu'ils se tiennent chaud pendant la nuit.
  2. Rincez la cuiller (juste à l'eau) et allez vous coucher.
  3. Le lendemain matin, il faudra nourrir le levain comme d'habitude, mais il ne sera pas nécessaire de retirer l'excédent puisque vous venez de vous en servir.
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iv. Faire du pain

Préparation : 30 minutes

Cuisson : 1 hour

Total : 9 hours

Pour un pain d'environ 1 kg.

iv. Faire du pain

Ingrédients

    Je démarre mon pain le matin pour le cuire dans le courant de l'après-midi. Il a ainsi le temps de refroidir avant le dîner. Une alternative est proposée plus bas.
  • 200 g du levain que vous avez préparé la veille et qui a fermenté dans le bol toute la nuit
  • 400 ml d'eau (de l'eau filtrée par une carafe filtrante ou de l'eau de source)
  • 600 g de farines variées (j'utilise un mélange de farines bio : petit épeautre, farine bise [T80] et farine intégrale [T150], avec parfois un peu de seigle), plus un peu de farine ordinaire pour le plan de travail
  • 1 c.s. de gluten de blé (en magasin bio ; facultatif, mais donne de meilleurs résultats avec les farines françaises, qui sont un peu pauvres en gluten)
  • 10 g de sel (j'utilise du sel de Guérande gris non raffiné ; on le trouve en magasin bio)

Instructions

  1. Mettez le levain, l'eau, la farine et éventuellement le gluten dans le bol d'un robot-pétrin type KitchenAid équipé du crochet pétrisseur. Mélangez à vitesse minimum pendant quelques secondes, juste assez pour mélanger les ingrédients, puis laissez reposer 30 minutes. (Grâce à cette étape, qui s'appelle l'autolyse, la farine absorbera plus d'eau et les chaînes de gluten seront plus courtes, ce qui rendra la pâte plus facile à manipuler.)
  2. Ajoutez le sel et pétrissez à vitesse modérée pendant 7 minutes (je me mets en vitesse 1 à 2 sur 10 sur le KitchenAid), jusqu'à ce que la pâte soit lisse et brillante, et qu'elle se décolle des parois du bol. Elle sera quand même assez collante, car c'est une pâte à taux d'hydratation assez élevé (66%). Notez que toutes les farines n'ont pas le même pouvoir d'absorption, donc il vous faudra peut-être ajuster au fil du temps les quantités de farine et d'eau pour obtenir la consistance de pâte qui vous convient.
  3. [On peut aussi pétrir la pâte à la main, mais ça prendra plus de temps et il vaut mieux alors mettre un peu moins d'eau -- mettons, 360 ml -- pour que la pâte soit moins collante (60% d'hydratation). Si vous avez une machine à pain, vous pouvez utiliser le programme pétrissage seul, puis faire le reste à la main comme ci-après.]
  4. Couvrez le bol du robot avec un torchon et placez-le à un endroit tempéré et à l'abri des courants d'air.
  5. Une ou deux heures plus tard, lorsque la pâte a commencé à se développer un tout petit peu, "pliez"-la sur elle-même à l'aide d'une corne (un ustensile bien pratique, conçu au départ pour racler les bols et les plans de travail) comme le montre cette video (votre pâte sera normalement moins molle, mais le geste est le même). Cette étape de pliage permet de donner de la structure à la pâte et développe le goût du pain. Couvrez le bol à nouveau.
  6. Une ou deux heures plus tard, si vous pouvez et si vous y pensez, pliez la pâte une nouvelle fois.
  7. 6 à 8 heures après le pétrissage -- le temps exact dépend de la température, de la vigueur du levain, et du mélange de farine que vous avez choisi --, lorsque la pâte a presque doublé de volume, elle est prête à cuire. Vous pouvez aussi enfoncer légèrement le doigt (une demi-phalange) dans la pâte : si l'indentation reste bien marquée, la pâte est prête. Si l'indentation se referme de façon élastique, la pâte a besoin de "pousser" encore un peu.
  8. [Autre possibilité : vous pouvez aussi préparer le levain le matin et assembler la pâte en fin de journée. Après le premier pliage, couvrez et laissez fermenter au frais toute la nuit. Le lendemain matin, laissez la pâte revenir à température ambiante environ 2 heures, puis continuez comme suit. Le pain sera alors légèrement plus acide.]
  9. Munissez-vous d'une petite cocotte en fonte (assurez-vous que le bouchon du couvercle supporte les températures élevées) comme celle-ci ou d'une petite cocotte de type Pyrex (je me suis acheté celle-ci). Idéalement, il faut que la contenance soit d'environ 3 litres -- pas tellement plus, sinon le pain va s'étaler à la cuisson et ne lèvera pas aussi joliment. Versez une goutte d'huile neutre dans le fond de la cocotte et ajoutez une pincée de farine. Mélangez du bout des doigts et étalez au fond et sur les bords de la cocotte. Ceci empêchera le pain d'attacher. Réservez.
  10. Versez la pâte en un gros blob sur le plan de travail bien fariné (je me sers d'une vieille plaque en silicone bien farinée que je ne rince pas d'une fois sur l'autre). De vos mains tout aussi farinées, soulevez un bord de la pâte et rabattez-le vers le centre. Faites de même avec le bord opposé, de façon à replier la pâte en trois. Faites pivoter la pâte d'un quart de cercle et repliez-la en trois à nouveau. Manipulez la pâte avec des gestes déterminés mais doux, pour éviter de trop la faire dégonfler ou de la déchirer. A l'issue de ces pliages, la pâte devrait avoir gagné en tenue. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez faire un pliage supplémentaire.
  11. Soulevez le pâton délicatement avec vos deux mains bien farinées et retournez-le tout en le déposant dans la cocotte, de telle sorte que le "pli" soit vers le bas. A l'aide d'un couteau fin et bien aiguisé, ou mieux, à l'aide d'une incisette, incisez (on dit aussi "grigner") le dessus du pain, en croix par exemple. Ceci permet de diriger la pousse du pain vers le haut ; voir cet article (en français) ou celui-ci (en anglais) pour plus de détails sur l'art de la grigne.
  12. Placez le couvercle sur la cocotte et mettez la cocotte dans le four froid (non préchauffé). Allumez-le en le réglant sur 240°C et laissez cuire le pain 1h (en comptant à partir du moment où vous l'avez enfourné à froid ; mon four met environ 15 minutes à atteindre les 240°C), jusqu'à ce qu'il soit bien levé et brun-doré.
  13. Retirez la cocotte du four, démoulez le pain (il sera évidemment très chaud ; ne vous brûlez pas) et déposez-le sur une grille. Vérifiez qu'il sonne creux lorsqu'on tape au-dessous : si ce n'est pas le cas, remettez-le au four un peu plus longtemps. Laissez le pain refroidir complètement avant de le goûter (c'est important : si vous l'entamez prématurément, la mie sera caoutchouteuse). Le pain se garde environ une semaine si on l'emballe bien. Vous pouvez aussi en congeler la moitié pour la sortir plus tard dans la semaine.
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Pain au levain naturel

  • http://yum-cooking.blogspot.com Marion – Yum

    Merci, à toi et à Philémon ;) , pour toutes ces précisions sur le levain naturel, ça donne envie de se lancer, ça vaut visiblement le coup d’essayer!

  • Julie

    Ça donne vraiment envie de s’y mettre, ça a presque l’air simple! :) Merci pour la clarté de tes explications!!

  • http://blissinthekitchen.typepad.com/blissinthekitchen/ flo

    Oh my God!
    C’est vraiment intéressant. C’est déja en suivant tes conseils que je m’étais lancée dans le no-knead bread (j’avais adoré, mais c’est vrai que ça fait un moment que je ne m’y suis pas mise) et là j’ai très envie de m’y mettre, même si le timing risque d’être difficile à tenir avec ma marmaille dans les pattes…
    Mais bon, il se trouve que j’ai dans mes placards de la farine de petit épeautre (entre autres) et un sachet de Levain Bio de Blé Priméal. Crois tu que cela peut me servir de base pour faire mon levain-chef? L’emballage stipule la mention « fermentescible ». Ingrédients : levain de blé inactivé issu de fermentation naturelle, levure sélectionnée.
    En tous cas bravo et merci pour ton billet, c’est très complet, et très explicite!

  • http://chocolateandzucchini.com clotilde

    Flo – Ravie que cette méthode te tente aussi ! J’ai déjà utilisé le levain fermentescible de Priméal, mais plutôt à la place de la levure de boulanger du commerce. J’avoue que je ne sais pas si on peut s’en servir pour démarrer un levain-chef, je n’ai jamais lu de méthode qui commence comme ça.

  • bénédicte

    J’ai lu ce billet après avoir lu celui de Pascale. Et j’ai demandé à mon boulanger s’il serait disposé à me vendre un peu de son levain. Normalement oui, je saurai demain. Avoir un levain déjà bien évolué me permettra de supprimer l’étape « jeune levain ». Merci de toutes les idées apportées et de tous les conseils. Je sens que je vais « user » cette page à force de la lire.

  • bénédicte

    Excellente l’idée d’acheter un levain. J’en ai demandé à mon boulanger qui m’en a vendu sans difficulté: ça permet d’échapper à l’étape mûrissement qui est chez moi fort aléatoire.
    Je vais aussi essayer les crumpets comme les pancakes au levain. Merci des billets si intéressants.

  • http://chocolateandzucchini.com clotilde

    Bénédicte – Merci de nous avoir tenus au courant, je suis ravie que ton boulanger ait accepté ! Si ce n’est pas trop indiscret, peux-tu nous dire combien il te l’a vendu ?

    Bonne boulange !

  • http://traiteur-a-domicile.net monique

    C’est le billet de Pascale sur la question qui a titillé ma curiosité et m’a poussée à commencer l’aventure. Je suis dans l’épisode « jeune levain », que j’ai prénommé « Largo », pour l’instant je ne me prononce pas, j’attends encore quelques jours. Bonne soirée. Bises.

  • tashatoast

    ça y est je me suis mise au levain.J’adore ça le surveiller le nourrir j’ai suivi les conseils de flo makanai.La semaine prochaine je vais faire mon premier pain je te raconterai…Je suis trop impatiente

  • http://chocolateandzucchini.com clotilde

    Monique et Tashatoast – Je suis absolument ravie que vous vous y soyez mises aussi. Bonne boulange !

  • http://tokaya-boutique.tokedh.net Antinea

    bonjour,
    je m’intéresse beaucoup au levain (que je digère mieux que la levure) j’avais déjà testé avec succès les pains sur poolish… mais une découverte de maladie cœliaque (maladie auto-immune qui est caractérisée par une mal-tolérance au gluten et à la caséïne) j’ai dû cesser la boulange dont j’avais l’habitude…

    après 4 ans d’éviction stricte de gluten, je pense que j’apprivoise les mix et les farines sans gluten pour boulanger sans gluten (un tour de force), je vais tenter le levain maison mais j’ai un soucis pour la cuisson, pensez vous que le pain cocotte fonctionnera dans un four à 225°C ? Et si oui pensez vous que 20mn de cuisson supplémentaire suffiraient ?

  • http://chocolateandzucchini.com clotilde

    Antinea – Je pense que tu peux tout à fait cuire ton pain cocotte dans un four à 225°C, et je te conseille de commencer par essayer 1h15 de cuisson au total. A la couleur, tu devrais pouvoir juger s’il est cuit — s’il est encore un peu clair, tu peux pousser encore un peu la cuisson. Bonne boulange !

  • Lili

    Bonsoir

    Je suis arrivée par hasard sur votre site que je trouve très bien fait; je n’ai pas de cocotte pensez-vous que je puisse mettre mes pâtons directement sur la plaque du four?
    D’avance merci

    • http://chocolateandzucchini.com clotilde

      On peut tout à fait cuire le pain sur une plaque de four. Je donne plus d’explications sur cette façon de faire (notamment pour faire de la buée dans le four pour obtenir une belle croûte) dans mon billet sur les baguettes au levain.

  • Pierson

    Il a l’air trop bon ce pain… je vous propose cette recette originale (et irlandaise!) à la guiness !!!

  • Sneeze

    C’est en mangeant une baguette toute sèche du boulanger en bas de chez moi que je lis ce billet, alors forcément, ça donne envie… Je vais de ce pas me façonner un petit levain!
    Merci pour la clarté de tes explications, j’aurais du mal à faire preuve d’autant de pédagogie en cuisine!

  • Marine

    bonjour, merci pour toutes ces chouettes informations que vous partagez! je viens de suivre vos indications à la lettre pour faire un pain au levain mais j’ai « trébuché » au moment du « blob »… en effet point de blob, car ma pâte (bien gonflée avec une indentation bien marquée) était lamentablement collée au bol pétrisseur… après l’avoir décollée des parois, et posée sur le plan de travail fariné, elle persistait à me coller aux mains et au plan de travail… il m’a fallu beaucoup de farine pour en venir à bout et obtenir tant bien que mal un paton digne de ce nom… j’imagine que j’aurais du m’apercevoir lors de mes premiers pétrissages que la pâte était trop humide? ou bien est-ce normal? (je précise que je vis en italie, et que la température à la maison est de 25°C – je pense que cela a peut-être une incidence aussi)… peut-être avez vous une suggestion, ou votre idée sur ce qui a pu se passer? en tous cas merci par avance de votre aide si possible! grazie mille

    • http://chocolateandzucchini.com clotilde

      C’est normal que la pâte soit collante. Un principe important à garder en tête avec le pain, c’est que plus la pâte est humide, plus la croûte est belle et la mie alvéolée. L’humidité de la pâte est à mon sens plus importante que le fait d’avoir un pâton bien formé, donc c’est un mal nécessaire de « jongler » avec une pâte qui colle au bol et aux mains. Le truc, c’est de la manipuler avec des gestes rapides et déterminés, en farinant au minimum du minimum. Vous pouvez regarder par exemple cette vidéo de Sam Clark, un restaurateur anglais qui fait un excellent pain au levain pour son resto : on voit bien que c’est un méga blob qu’il manipule, presque sans façonnage.

      • marine

        merci pour votre réponse, je vais retenter demain! let’s see what happen! grazie!

  • doudou

    bonjour et merci pour ce partage,

    je voulais savoir? j’ai un peu suivi votre façon de faire c’est à dire ne garder qu’une cuillère à soupe de levain, mais ensuite pour préparer le pain la veille et après avoir nourri mon levain de 3cuillère à soupe de farine et 3cS d’eau je n’ai que 50g de levain?

    Donc je ne peux pas faire de pain car il faut 70g de levain, et d’ailleurs je ne comprends pas pourquoi aussi pour rafraichir votre levain, vous le nourrissez pour ensuite retirer presque tout pour garder qu’une cuillère?

    Enfin si vous pouviez un peu m’expliquer votre organisation que je n’ai pas trop saisi car avec une cuillère à soupe y’a pas assez?

    MERCI BIEN et j’espère ne pas vous déranger avec mes questions,

    • http://chocolateandzucchini.com clotilde

      Bonjour, je ne comprends pas très bien à quoi vous faites référence quand vous parlez de cuillère à soupe, peut-être que vous confondez avec des instructions trouvées sur un autre site ? Les indications que je donne sont en grammes, et 35 g d’eau + 35 g de farine permettent bien d’avoir 70 g de levain pour la recette.

      Quant à l’excédent de levain que l’on retire chaque jour, je vous renvoie à la précision que j’ai donnée dans le billet : « La raison pour laquelle on retire cet excédent, c’est que le levain a besoin d’être nourri de son poids en farine et de son poids en eau chaque jour. Si on en garde la totalité, le levain va croître de façon exponentielle en triplant chaque jour : il faudra alors de plus en plus de farine pour le maintenir en vie, ce qui sera au bout du compte bien plus coûteux. »

      Bonne boulange !

  • doudou

    bonjour,

    oui effectivement, je crois que je me suis mélangée les pinceaux lol, j’ai mal lu en faite je croyais que vous nourrissiez le levain et qu’ensuite vous retiriez l’excedent, et donc je ne comprenez pas le but?

    Mais j’ai relu et j’ai compris, par contre j’ai une autre question j’ai lu sur un autre site qu’il fallait nourrir le levain de 3X son volume? et 2 à 3 fois d’eau ?

    C’est pour ça que j’ai mélangée je pense enfin le nourrir qu’une fois son poids marche aussi d’après vous?

    merci j’ai essayée votre recette et mon pain n’était pas très bien levé mais j’ai utilisé de la farine complète peut être est ce la raison on verra la prochaine fois

    cordialement et désolé du dérangement lol

    • http://chocolateandzucchini.com clotilde

      En matière de levain et de boulange, il n’y a pas une seule façon de faire mais des centaines, donc ne vous alarmez pas si vous trouvez des conseils différents selon les sources.

      Quant à la farine complète, effectivement elle donne des pains beaucoup plus compacts. Pour vous assurer que votre technique est correcte et que votre levain est en forme, vous pouvez commencer par boulanger avec de la farine T65.

  • doudou

    bonsoir,

    merci pour vos conseils j’ai fait un pain hier magnifique j’ai mis un peu plus de farine T65 (avant votre réponse lol), et j’ai épatée mon mari et ma belle maman, d’ailleurs elle m’a dit que j’ai surpassée sa boulangerie fétiche, en matière de gout et d’aspect

    c’est géniale merci à vous pour vos conseils et vos idées (crumpets ) je vais en faire et je vous dirai ce que j’en pense
    ;-)

    • http://chocolateandzucchini.com clotilde

      J’en suis ravie ! Bonne boulange, vous verrez que ça devient de plus en plus intuitif et gratifiant au fur et à mesure.

  • yaoyaa

    Clothilde,

    Tu nourris ton levain chef avec 35 g d’eau et 35g de farine.
    Cela veut-il dire que tu as laissé dans le bocal 35g de levain?
    Si j’ai x g de levain, je le nourris tous les jours avec x g d’eau et x g de farine?
    Merci pour ton aide!

    • http://chocolateandzucchini.com clotilde

      Oui, c’est ça. Bonne boulange !

  • http://www.christelleisflabbergasting.com christelle is flabbergasting

    Tu sais quoi ? Je pense que c’est par ce billet que j’ai connu Chocolate & Zucchini ! En tout cas, je me souviens très bien du moment où je l’ai lu ! À l’époque, je m’étais dit « wouah ! Quelle passion ! J’aimerais avoir autant envie de faire du pain ! » Et ben, je crois que ce jour-là est arrivé !! Je me suis rappelée de Philémon et je suis entrain de faire le tour des pages sur le net (et des tiennes !) Je prends des notes et je me lance dans l’aventure très vite ! Excitation !

    • http://chocolateandzucchini.com clotilde

      Oh, que je te comprends ! Dans les premiers temps, je me souviens avoir passé au bas mot une semaine de ma vie à lire plein de trucs sur Internet sur le sujet. :)

      Je suis au regret de t’annoncer que Philémon n’est plus parmi nous (je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé, je suis partie au Canada et il ne s’en est pas remis) mais j’ai pour projet de lui fabriquer un petit frère « from scratch » bientôt. Je pense qu’il s’appellera Anatole (comme l’âne de Philémon) ou Edmond (comme Edmond Dantès, le Comte de Monte-Cristo).

      J’ai hâte de suivre tes aventures sur ton blog !

  • http://www.accompagnement-developpement.com Anthony

    Bonjour Bonjour !
    merci pour cet article… il est est long, je suis sûr que je vais en oublier la moitié ! :)
    ça fait un moment que je le dis : je vais me lancer au levain naturel !!! Je faisais déjà mon pain toutes le semaines avec de la levure de boulangerie depuis des années… donc il était temps d’en apprendre un peu plus.
    ça m’a l’air encore un peu compliqué…
    Quelques questions s’il vous plaît :
    - la cuillère en bois : est-ce vraiment indispensable ? j’ai lu ça dans différents endroits… Pourquoi ? une cuillère en plastique ça fait l’affaire ?
    - Le sel de Guérande : possible en grain aussi ?
    - Ajouter le sel à la fin seulement ?

    Merci et bonne fin de week-end.
    A bientôt !
    Bonne soirée.
    Anthony.

    • http://chocolateandzucchini.com clotilde

      - La cuillère en bois, c’est parce que c’est le matériau le plus naturel. Le plastique, ça marcherait aussi, mais avec le pain au levain on essaie de se rapprocher d’un processus naturel, donc c’est un peu dissonant, vous voyez ?

      - Je ne sais pas ce que vous appelez du sel en grain. Ca marchera avec n’importe quel sel, mais l’idée, c’est de privilégier le sel de mer, et de préférence le sel de mer non raffiné. Encore une fois, pour choisir l’option la plus proche de la nature.

      - « Ajouter le sel à la fin seulement ? » -> Je suis désolée, je ne comprends pas le sens de votre question et je ne suis pas sûre de voir ce qui vous pose question. Pouvez-vous reformuler ?

  • sgom

    Bonjour,
    J’ai commence un levain et je vais faire mon premier pain demain. Par contre, j’habite en Asie, il fait chaud toute l’annee et tres humide, donc mon levain est dans la cuisine, il y fait au moins 30 degres toute la journée. Est-ce un probleme? Sinon, comment puis je le garder? Merci

    • http://chocolateandzucchini.com clotilde

      Je pense que 30° c’est un peu trop, le levain risque de s’épuiser, mais je ne suis pas experte en la matière. Peut-être que vous pourriez poser la question sur un forum comme The Fresh Loaf ? Il y aura sans doute quelqu’un qui a été dans la même situation.

  • EVA

    Bonjour,
    je me permet de vous demander quelle quantité de levain remplace la levure fraiche svp ? En effet, je faisais jusqu’ici toutes mes brioches, pizzas, gaufres à la levure fraiche de boulangerie. Je viens de faire un levain depuis une dizaine de jours, mais je ne sais pas trop comment le substituer à la levure fraiche que j’utilisais jusqu’ici ! J’ai lu que plus les pates sont enrichies en œuf, beurre, plus la quantité de levain sera importante. Qu’il faut même rajouter de la levure ? Auriez-vous des conseils svp pour faire des équivalence levure fraiche levain ?
    Merci à vous
    bonne journée
    Eva

  • EVA

    bonjour,
    je vous remercie !
    j’ai lu pas mal sur le levain, mais je suis un peu perdue !
    Je conserve mon levain sur mon plan de travail et le nourris 1 à 2 fois par jour.
    Si je veux l’utiliser le matin pour faire une brioche ou un pain, dois-je l’utiliser 12 heures après le dernier rafraichis (soit à 22h environ) svp ? En effet, j’ai lu également qu’il fallait l’utiliser 2-3 heures après le dernier rafraichi (donc dans mon cas le rafraichir à 10h et s’en servir à 14h !!?). Je pensais que c’était 12 heures ! Du coup, je suis complètement perdue !
    De plus, je me pose cette question car mes dernières préparations étaient acides et mes brioches lèvent difficilement (par rapport aux pâtes à pain, pizza…). Je me demande donc si cette acidité consatée provient du fait que j’utilise mon levain 12 heures après le dernier rafraichi ? (sachant que je le rafraichis toutes les 12h)
    J’espère ne pas être trop confuse et que vous pourrez m’éclairer de vos conseils.
    Merci pour tout
    Eva

    • http://chocolateandzucchini.com clotilde

      Je te conseille de consulter cette recette, qui est un peu ma méthode de référence. Tu verras qu’elle consiste à bâtir le levain en plusieurs repas à quelques heures d’intervalle (16h, minuit, 8h) pour le fortifier. Je pense que 12h d’écart c’est un peu trop.

      Je ne sais pas si l’acidité est à cause de ça (c’est bien possible), mais pour les brioches, c’est normal que les pâtes enrichies (d’oeuf, de matière grasse…) lèvent plus difficilement : elles sont plus « lourdes » et pour ma part je mets toujours un peu de levure commerciale pour booster la levée.

  • eva

    bonjour,
    merci beaucoup pour ces conseils !
    Je vais suivre cette recette à la lettre que tu me suggères très prochainement :)
    J’ai fait mon levain via la méthode Manakai et grâce à son aide aussi (car j’ai eu quelques difficultés!). Et en fait, j’avais cru comprendre en glanant des info à ce sujet sur son blog, qu’il fallait utiliser le levain au bout des 12h suite à son dernier repas. Du coup je suis un peu perdue :) quand j’observe mon levain 12h après, il a plus que doublé de volume, voir triplé et il est plein de bulles. Mais il commence à sentir un peu acide. Alors qu’au bout des 5 h par exemple, après son dernier repas, il n’est pas aussi haut, mais sent super bon le lait ou la pâte à gaufres. En fait, j’avais cru comprendre qu’au bout de 12h, il était au top pour faire lever les pâtes. Et qu’avant, il n’était pas encore opérant. Ce n’est pas évident à comprendre… :)
    AU tout début, je l’utilisais ainsi 512 H après), mais, mes dernières brioches étaient très très acides. Dernièrement, j’ai fait une pâte à pizza et un pain avec levain, et je n’ai pas eu cette acidité car je pense que les 2 levées sont beaucoup plus rapide.
    j’aurais quelques questions supplémentaires si je n’abuse pas trop et étant une jeune débutante du levain (mon levain a environ 3 semaines!).
    - Combien d’heures à partir de son dernier repas vaut-il mieux l’utiliser svp ? (j’ai suivi à la lettre 1 de tes recettes de muffins anglais, qui est d’ailleurs excellente et vraiment très bien expliquée, dans laquelle tu préconises de l’utiliser entre 6 et 8 heures après son dernier repas me semble-t-il. Mais comme il y a un peu de levure…)
    -Par ailleurs, je vois souvent des recettes de pain de 700g environ que je voudrais reproduire. Cependant, cette quantité est trop importante pour la capacité de mon robot. Si je les diminue de moitie, dois-je diminuer le temps de cuisson de moitié svp ? Le temps pour 700g est environ de 1h en cocotte départ à froid et 35-40 min au four préchauffé. Comment puis-je adapter les temps de cuisson svp?
    - Enfin, si je souhaite par exemple faire une brioche 100 % levain et que je la pétris le soir, puis-je la laisser sans risque lever en dehors du frigo toutes la nuit ou vaut il mieux la placer au réfrigérateur dès la fin du pétrissage ? ou la laisser lever un peu et la mettre au frigo ? Jusqu’ici, je faisais des brioches à la levure et cela m’arrivait de les placer au frigo, mais seulement après 2 heures de levées, car sinon, elle ne levait pas au frigo. D’ailleurs, j’ai remarqué qu’une pâte levée que je mettais au frigo s’affaissent ? je lis souvent sur les différents blogs qu’on peut faire lever une pâte au frigo, mais pour ma part, cela n’a jamais fonctionné!
    Merci de ton aide et pour toutes ces recettes magnifiques :)
    J’espère que je n’ai pas posé trop de questions :) :)
    bonne journée
    Eva

    • http://chocolateandzucchini.com clotilde

      Pour beaucoup de tes questions, je crois qu’il faut simplement (même si ce n’est pas si simple !) que tu fasses des essais et que tu voies ce qui fonctionne le mieux pour TON levain, qui est unique. En fait, la beauté et la difficulté de la boulange au levain, c’est qu’il n’y a absolument aucune règle qui s’applique de façon identique à tout le monde — vraiment aucune.

      On peut essayer ce qui marche pour les autres, mais ce n’est pas sûr du tout que ça fonctionne, et en réalité c’est à force d’essais (certains fructueux, certains moins !) qu’on acquiert des intuitions qui permettent de mieux comprendre ce qui se passe. Mais il faut accepter d’être un peu perdue en attendant, ce qui a été mon cas, et qui l’est encore à chaque fois que je sors de ma zone de confort.

      Pour les histoires de temps depuis le dernier repas, moi je trouvais (mais encore une fois, quelqu’un d’autre te dira peut-être autre chose parce que son levain est différent du mien) que ça marchait mieux de prendre mon levain sur la pente ascendante, pendant qu’il était en pleine multiplication (et qu’il sentait bon, c’est un très bon indicateur !), plutôt qu’à son sommet, juste avant qu’il retombe. Donc bien avant les 12h pour moi.

      Pour les temps de cuisson, il n’y a pas non plus de règle absolue (même quand tu respectes le poids d’origine, il faut faire en fonction de ton four à toi) mais pour un pain moitié moins gros je diminuerais la durée de cuisson d’un tiers (donc par ex. 40 min départ à froid). Mais au risque de me répéter, c’est vraiment à toi d’observer ton pain pendant qu’il cuit, la couleur qu’il prend, son odeur, est-ce qu’il sonne creux quand tu tapes en-dessous.

      Pour le repos au frigo, ça dépend beaucoup (encore une fois !) de la recette, de ton frigo, de la température de ta pièce, etc. Personnellement, ça m’est le plus souvent arrivé d’amorcer la poussée à température ambiante et de retarder au frigo, mais je n’ai pas assez fait d’essais pour pouvoir te conseiller. Par contre, ensuite, il faut sortir la pâte bien avant de la cuire pour qu’elle ait le temps de remonter en température.

      J’espère que ça t’aide un peu, mais mon message c’est vraiment de te faire confiance, d’observer beaucoup, et d’accepter que c’est un art qui demande beaucoup de pratique avant de se sentir vraiment à l’aise. Bonne boulange !

  • EVA

    Oui merci beaucoup de tes conseils !
    bien sûr, je vais faire des essais. Y a plus qu’à !! :)
    mais ce qui m’embête le plus, ce n’est pas forcément de rater, car c’est aussi comme cela que l’on apprend ! Mais c’est plus de jeter la préparation; car les ingrédients coutent cher.
    j’ai constaté en effet comme tu peux le suggérer, que rajouter un peu de levure à la pâte, permettait d’éviter tous ces dégâts, mais j’aimerais tellement pouvoir m’en passer et faire du 100% levain. Je ne suis pas du tout experte, mais ne perd-t-on pas tous les bénéfices du levain (bénéfice à la digestion, à l’assimilation et très bonne conservation de la préparation) si l’on booste la pâte (brioche, pain…) à la levure ? Car à chaque fois que j’ai rajouté 1 petite cc de levure, j’ai retrouvé à peu près les mêmes temps de levées que j’avais habituellement avec mes pâtes faites exclusivement à la levure.
    Merci pour tout et à bientôt pour de belles recettes (au levain :))
    bonne journée
    Eva

  • EVA

    Bonjour,
    je reviens sur cette recette que j’ai testée et qui me donne du fils à retordre ! je n’ai pas trop moyen de comparaison car ce n’est que le 2ème pain que je fais avec mon levain !
    J’ai rencontré quelques soucis et peut-être pourras-tu me donner ton avis et quelques conseils.
    Tout d’abord, quelques soit la quantité de pâte (avec 600g de farine ou 300g), la pate s’enroule énormément autour du crochet de mon kitchenaid et je trouve donc que le pétrissage n’est pas top ! bien que je ne connais pas vraiment comment se pétrie une pate à pain, mes pâtes à brioches sont pétries dans ce robot d’une manière plus « à l’intérieur de la pate » et ne s’enroule pas ainsi. Pour ces 2 pates à pains réalisées, la pate forme très vite une boule, soit qui s’enroule autour du crochet, soit qui est envoyée d’un côte à un autre du bol du robot. Je ne pense pas que la pâte soit pétrie ainsi ? Saurais-tu pourquoi cela me fait ça stp ? Si je rajoute de l’eau pour détendre la pâte afin d’atténuer ce problème, je suis alors dans l’obligation de beaucoup trop en rajouter par rapport à la recette et ma pâte est alors beaucoup trop hydratée.
    Enfin, ma pâte a moyennement gonflé pendant cette 1ère levée. (j’ai cru comprendre qu’il n’y avait qu’une seule levée sur cette pate à pain ? Est-ce toujours le cas des pates à pain ?) Puis je l’ai façonnée sans trop bousculé la pâte et l’ai laissée une bonne heure et demi, mais elle a très peu regonflé. Elle n’a pas non plus gonflée dans le four. Finalement, le pain était plutôt bon, mais il contenait peu d’alvéoles et pas aussi grosses que ton pain. Saurais-tu ce que je dois faire stp ? je suis un peu perdue…
    Merci pour tes conseils.
    bonne fin de journée
    Eva

    • http://chocolateandzucchini.com clotilde

      Bonjour Eva. J’ai à peu près le même phénomène avec mon KitchenAid et ça ne pose pas de problème. Cela vient de la taille du pâton, pas de la quantité d’eau. Par contre, je pense qu’avec 300g de farine, le pâton est vraiment trop petit. Il faudrait mieux que tu prépares au moins le double, quitte à congeler la moitié du pain si ça te fait trop.

      Pour le pain au levain, il n’y a toujours qu’une levée. Si tu trouves que ça n’a pas beaucoup levé, cela peut être soit qu’il faut lui laisser plus de temps de repos, soit que ton levain est encore un peu jeune et donc peu actif. Avec la boulange au levain, les résultats s’améliorent souvent au bout de quelques pains !

  • EVA

    Bonjour,
    merci ! bon, je vais continuer à expérimenter…
    Je n’ose pas trop dépasser les temps de levée, car j’ai peur que la pâte devienne acide.
    J’ai une dernière petite question qui me taraude si cela ne te dérange pas !
    je me pose toujours la question s’il faut que je nourrisse mon levain de son poids en farine (et en eau) : par ex j’ai 50g de levain, vaut-il mieux que j’en garde 20g de levain et le nourrisse de 20g de farine et 20g d’eau.
    Ou puis-je en prendre par ex que 5g de levain et le nourrir de 20g de farine et 20g d’eau, voir même de 60g de farine et 60g d’eau si je veux obtenir 120g de levain ?
    Si mon levain est rafraichi tous les jours, je ne sais pas non plus si je dois construire mon levain final en 2 étapes (comme cela est proposé parfois dans les recettes, et dans le pain que tu nous proposes ci-dessus) ?
    J’ai remarqué également que plus la quantité de levain que l’on rafraichit est importante, plus le levain final que l’on souhaite obtenir augmente de volume vite (par exemple j’ai nourris mon levain hier soir vers 23 h, puis ce matin vers 10h30, j’en ai conservé 50g et je l’ai nourris de telle façon à en obtenir 170g; à 13h30, soit 4h environ plus tard, il avait plus que doublé de volume !)
    J’espère que mes messages ne sont pas trop long, et si c’est le cas, je m’en excuse !
    merci pour tout
    bonne journée
    Eva

  • Rose Marylove

    Merci une fois de plus le grand Dr Idibia je suis sarah lewis , je veux partager mon témoignage à tout le monde ici à ce que ce grand homme a fait pour moi , je suis marié depuis plus de six ans savent enfant , mon cœur a été la difficulté que je don ‘t savent quoi faire . Et je suis passé d’ un endroit à un autre encore , je n’ai pas trouvé la solution de mes problèmes jusqu’au jour dans mon bureau quand un de mes amis est venu pour une visite et j’ai donc été caché ce pour chaque corps de ne pas partager ces problèmes à une quelconque manière , quand je vois la situation sur le terrain maintenant mon mari est sur le point d’obtenir une autre femme , je fais de mon mieux pour partager avec un ami alors elle m’a conseillé de contacter ce grand homme pour un sort si je n’étais pas moi-même de lui dire mes problèmes si je lui demande ce que nous prenons cela me ? Elle a dit que nous pas pris beaucoup de temps seulement trois jours, il nous faire alors je regarde de haut en bas en étions-nous de commencer à partir de maintenant ? Elle insiste pour que je le cherche alors je lui demande pour ses contacts , elle m’a donné son numéro et l’adresse de son e-mail son numéro +2348103508204 et voici l’e-mail { greatidibiaspelltemple30@gmail } si je l’ai appelé en premier avant l’email qu’il sache si son est la personne d’écriture pour qu’il lance le sort et je suis si heureuse avec mon mari avec deux enfants avec cela, l’homme est grand et son casting de charme est réel grâce à mon ami que Dieu tout-puissant vous bénisse tous de sarah lewis

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