Japon : Morceaux choisis

Torimikura Chaya

A la fin des années quatre-vingts, ma tante est allée au Japon et m’a rapporté une paire de petites chaussures à bout rond, décorées d’un tissu fleuri rouge, avec une boucle sur le côté. J’avais neuf ans et je n’avais jamais eu de chaussures aussi belles. Entre ça et les histoires captivantes qu’elle nous a racontées, c’est à ce moment précis qu’est né mon intérêt pour le Japon : on aurait juré qu’elle revenait d’une autre planète, étrange et merveilleuse, et je brûlais de m’y rendre à sa suite.

Il m’a fallu un peu plus de vingt ans pour réaliser ce projet, vingt années durant lesquelles j’ai saisi toutes les occasions d’en savoir plus sur les Japonais, leur culture et leur cuisine ; autant dire que j’abordais ce voyage avec une bonne dose d’anticipation. Dans ces conditions, je courais aussi le risque d’être un peu déçue, mais ça n’a pas du tout été le cas : à vrai dire, c’était encore mieux que ce que je m’étais imaginé.

Dans les grandes lignes, voilà ce qu’on a fait : on a pris l’avion de Paris à Tokyo ; on est restés presque une semaine à Tokyo, où l’on faisait un échange d’appartement avec un ami d’amie dans le quartier d’Omotesandō ; on est allés dans un onsen au nord de Tokyo, où nous avons dormi dans un ryokan (une auberge traditionnelle) dans la montagne et où nous nous sommes baignés dans les bains à l’air libre ; on a passé une journée à Osaka ; on est allés vers le sud à Kōya-san, une petite ville de montagne qui est un site important du bouddhisme Shingon, et où nous avons dormi dans un temple-auberge ; on a ensuite passé quelques jours à Kyoto, où nous avions loué une petite machiya dans le quartier de Higashiyama ; on a repris l’avion de Kyoto à Paris.

J’ai l’impression d’avoir passé la totalité du séjour dans un état de félicité permanente, absolument euphorique d’être là, à observer tout et tout le monde, à m’imprégner des scènes de rue, de nature, de temples, à explorer les magasins petits et grands, à marcher des heures et des heures, à prendre des trains rutilants, et à me régaler comme jamais.

Le seul inconvénient, c’est que c’est un peu dur de descendre de mon petit nuage nippon, et je suis déjà en train de chercher le meilleur moyen d’y retourner aussi vite que possible. Mais en attendant, j’aimerais vous faire partager quelques morceaux choisis si ça vous tente. Plutôt qu’un rapport détaillé jour par jour (le ciel nous en préserve), je préfère vous brosser un portrait en petites touches de ce qui m’a le plus enchantée :

Edokko Sushi
Edokko Sushi à Kanda (Tokyo)

~ Tomber sur une boutique spécialisée dans les onigiri (boules de riz), en choisir un garni de minuscules sardines, de sésame grillé et d’une feuille de shiso, et en faire mon petit déjeuner.

Onigiri
Onigiri acheté dans une boutique spécialisée sur Aoyama-dori (Tokyo)

~ Passer des heures chez Tokyu Hands à Shibuya, un grand magasin consacré aux loisirs, et acheter tout un tas de petites choses ravissantes, en lien avec la cuisine (la râpe en céramique que je cherchais, par exemple) ou pas.

~ Se balader à Kappabashi à Tokyo, une avenue qui regorge de magasins d’ustensiles et de vaisselle pour les restaurateurs. Acheter une mandoline japonaise à un vendeur francophile qui nous a expliqué que les chefs japonais préfèrent les mandolines françaises alors que les chefs français préfèrent les mandolines japonaises — une jolie illustration de l’amitié franco-japonaise.

Kappabashi
Kappabashi (Kitchen Town) à Tokyo

~ Etre flattée et amusée de voir à quel point le français est utilisé dans les noms de boutiques, de cafés et de produits à Tokyo, souvent de façon un peu hasardeuse ; se dire que ça ferait un bon sujet de photoblog cousin de celui-ci.

~ Manger comme des rois pour vraiment pas cher. On dit du Japon que c’est une destination coûteuse, mais ce n’est certainement pas à cause du budget nourriture. Bien sûr, les restaurants haut de gamme ne manquent pas, mais ce n’était pas du tout ceux qui nous tentaient, et on a rarement dépensé plus de ¥2000 (environ 16€) chacun pour un repas — souvent beaucoup moins.

~ Manger des gyoza d’anthologie chez Ippudo, à la garniture parfumée et à l’enveloppe fine, parfaitement grillés.

Gyoza
Gyoza chez Ippudo (Tokyo)

~ S’installer dans des restaurants qui nous inspiraient mais ne proposaient pas de menu en anglais, tenter de nous en sortir entre déchiffrage de kana et vocabulaire culinaire rudimentaire, et au bout du compte, se faire servir des repas mémorables.

~ Ne pouvoir acheter une boîte de ichigo daifuku (mochi à la fraise) qu’après avoir promis à la dame qu’ils seraient mangés le jour-même.

Ichigo daifuku
Daifuku à la fraise

~ Voyager en train et acheter des ekiben — les bento ferroviaires — à la boutique sur le quai. Penser aux sandwiches en polystyrène vendus à bord des trains en Europe, et se lamenter sur le déclin de notre civilisation.

Ekiben (bento ferroviaire)
Ekiben (bento ferroviaire)

~ A genoux sur le tatami, déguster une myriade de petits plats servis en chambre dans le ryokan et au temple bouddhiste. Après le dîner, admirer la rapidité avec laquelle le personnel vient faire disparaître la table et installer des futons à la place.

Dîner au ryokan
(Une partie du) dîner servi au ryokan à Takaragawa Onsen

~ Goûter aux petits déjeuners japonais traditionnels, et m’apercevoir avec bonheur que le nattō (graines de soja fermentées), j’aime ça.

~ Se partager une barquette de takoyaki (des boules d’une pâte qui ressemble à une pâte à crêpe épaisse, garnies de poulpe grillé et servies avec une sauce sucrée-salée) au soleil, au pied des murailles du château d’Osaka.

Takoyaki
Takoyaki achetés auprès d’un stand à l’extérieur de l’enceinte du château d’Osaka

~ Trouver les japonais extraordinairement serviables et patients, faisant de leur mieux pour nous aider à trouver notre chemin ou comprendre ce qu’on voulait, malgré la barrière de la langue. Plus d’une fois, les passants à qui nous demandions des indications sont allés jusqu’à nous accompagner dans la bonne direction pour être sûrs que nous allions trouver.

~ Acheter un melonpan fraîchement sorti du four dans un camion-boulangerie à Osaka — il était garé à l’entrée d’une des rues couvertes à Shinsaibashi — et passer le reste du voyage à essayer (sans succès) d’en retrouver un aussi bon.

Melonpan
Melonpan du camion à melonpan (Osaka)

~ Se faire tirer le portrait dans un purikura, une sorte de photomaton qui sort des mini-stickers ultra kawaii, et où les adolescentes japonaises se rendent avec leurs copines, maquillées avec soin et dans des tenues extravagantes. Dans l’une des salles d’arcade Taito où nous sommes allés, un étage entier était dédié aux purikura, et cet étage était interdit aux hommes non accompagnés.

~ Apprécier le spectacle dans les restaurants où l’on cuisine devant vous, entre les restos de teppanyaki, où la cuisine se fait sur une large plaque métallique qui ressemble à une plancha et où l’on mange en particulier des okonomiyaki (omelettes garnies), et les restos de barbecue japonais où le chef fait griller votre dîner (viande, poisson, légumes) sur une pile de braises installée juste devant vous dans un bac de sable qui s’étend le long du bar.

Okonomiyaki
Okomomiyaki chez Chibō (Osaka)

~ Adorer le marché de Nishiki-dori à Kyoto et sa variété renversante d’ingrédients complètement inconnus au bataillon ; y retourner plusieurs fois pour essayer de bien tout étudier.

~ Goûter aux beignets au tonyu au marché de Nishiki-dori à Kyoto, des donuts mignatures fait avec du lait de soja, croustillants à l’extérieur, moelleux à l’intérieur, et pas trop sucrés.

Donuts au tonyu
Beignets au tonyu (lait de soja) au marché de Nishiki-dori

~ Découvrir le concept des pancakes farcies, préparées et vendues dans des petites échopes dans la rue (ou dans le métro) : deux pancakes épaisses cuites d’un seul côté puis réunies en emprisonnant la garniture. En choisir une avec de la gelée de sakura (cerisier) et une boule de mochi, et me dire que je pourrais probablement faire quelque chose de semblable avec mes cercles à crumpets.

Pancakes farcies
Pancakes farcies

~ Tomber amoureux des warabimochi, des morceaux de mochi (faits avec une farine de fougère, différente de celle des mochi habituels) recouverts de kinako (poudre de soja grillée) et en manger aussi souvent que possible.

Warabi mochi
Warabi mochi acheté dans une pâtisserie à Kōya-san

~ Être accueilli au restaurant par une tasse de thé sans avoir à la demander (ni à la payer) ; apprendre à utiliser les robinets à thé individuels dans les kaiten-zushi (restaurants bon marché où les sushi circulent sur un tapis roulant).

Robinet à thé
Robinet à thé chez Akagakiya (Osaka)

~ Profiter des konbini, les mini-supermarchés ouverts 24h sur 24, pour acheter des snacks et des bricoles tard le soir.

~ Se trouver à Kyoto juste à la bonne date pour aller au marché aux puces Kōbō-san, qui se tient le 21 de chaque mois dans l’enceinte du temple Tōji ; se mêler à la foule, acheter des bols à thé délicats, et admirer les nombreux stands de street food.

Poulet frit au marché aux puces du temple Tōji
Poulet frit au marché aux puces du temple Tōji (Kyoto)

~ Être aussi là au bon moment pour la brève saison des pousses de bambou ; en voir sur tous les étals (vendues très cher !) et en manger sous toutes les formes (bouillies, grillées, en tempura, en soupe, en dumpling…). Finir par comprendre qu’il y a un sens dans lequel il faut les mâcher pour éviter de se coincer toutes les fibres dans les dents ; apprécier la présence généralisée de cure-dents sur les tables.

Pousses de bambou
Pousses de bambou bouillies avant d’être grillées au marché aux puces du temple Tōji (Kyoto)

~ Réaliser que le moindre grand magasin à Tokyo et à Kyoto recèle en son sous-sol un rayon gastronomique pantagruélique, à faire blêmir de jalousie la Grande Epicerie de Paris.

~ Avoir le plaisir de retrouver quelques amis au fil du séjour, être invités à manger chez eux, ou bien aller avec eux déguster des pâtisseries ou dîner dans des izakaya où ils s’occupent de tout commander.

Dessert au Café Kanekanata
Dessert uguisu au Café Kanekanata (Tokyo)

~ Visiter le musée de la locomotive à vapeur à Kyoto, et voir un groupe d’écoliers manger leurs ensoku bento (les bento des sorties scolaires), chacun assis en chaussettes sur sa petite nappe en plastique colorée, et nous saluant avec des « hello » enthousiastes (en fait, c’était plutôt des « he-ro ») à chaque fois qu’on passait.

Ecoliers mangeant leurs bento
Ecoliers mangeant leurs bento

~ Manger une glace au matcha (thé vert) par une après-midi radieuse à Arashiyama.

Glace au matcha à Arashiyama
Glace au matcha à Arashiyama (Kyoto)

~ Se trouver complètement seuls (à part un chat plus blanc que blanc) dans le jardin de mousse sublime du minuscule temple Gio-ji à Arashiyama (Kyoto) ; décider que ce serait ma nouvelle destination imaginaire quand j’essaie de calmer mon esprit le soir au coucher.

Jardin de mousse au temple Gio-ji
Jardin de mousse au temple Gio-ji (Kyoto)

Quelques sites utiles pour quand vous partirez :
~ Bento.com pour les recommandations de restaurants un peu partout au Japon,
~ Cette liste de 40 plats à ne pas manquer à Tokyo,
~ Kyoto Foodie pour les infos culinaires sur Kyoto et une carte de recommandations,
~ Les Postcards from Kyoto de Maki et sa carte de Kyoto,
~ Le guide de Kyoto de ChubbyHubby,
~ Le compte-rendu des deux semaines que Heidi a passées au Japon (surtout si vous êtes comme elle végétarien),
~ Japanese Guesthouses pour les réservations de ryokan et de temples-auberges,
~ La catégorie Japon du site VRBO pour louer un appartement ou une maison de particulier à particulier,
~ APA Hotel, une chaîne d’hôtels japonais modernes qui pratiquent des tarifs raisonnables,
~ Hyperdia pour le calcul d’itinéraire en train et les tarifs,
~ Tokyo Transfer Guide pour le calcul d’itinéraire de métro à Tokyo et les tarifs.

  • Annie76

    Wow!
    Tout me semble attrayant…
    Et les photos gourmandes, quel délice!
    Malheureusement, je ne mange pas de poissons et fruits de mer, donc je crois que je serais un peu triste au Japon.

  • Laurène

    Ouah! magnifique post, ça fait vraiment envie de découvrir ce pays et ses habitants.. merci!

  • anneso***

    Merci de nous faire partager ces découvertes… j’en ai les papilles qui frémissent…

  • http://blogarnaque.canalblog.com Claire

    Bonjour,
    J attendais ce billet avec impatience! Magique! Quelle chance vous avez eu.
    Je voulais aussi vous dire que je tente cette après midi meme mon premier pain au levain. Je vous avez demande si on pouvait utiliser du levain bio mais finalement j’ai tout fait comme une grande. Bin oui a force de vous lire… J’ai craque ;)

    bon mais leeeeennnnnt retour sur terre.

  • Marie Pk

    Effectivement, ça donne très envie d’aller découvrir de pays…Je vais y réfléchir!…

  • http://bentoblog.fr.nf ktycat

    Magnifique voyage, ça laisse rêver et j’imagine comme tu devais être émerveillée. C’est aussi mon rêve d’aller au Japon et je t’avoue que tu ne m’aides pas à me raisonner avec tous ces beaux instants de vie ! Des ichigo daifuku, des onigiris, je rêve d’en manger là-bas ! Je retiens particulièrement la beauté du jardin de mousse, on voudrait y rester une éternité ! Merci d’avoir partagé tout cela avec nous :).

  • http://www.lescasserolesdenawal.fr Les Casseroles de Nawal

    Me suis régalée au sens propre et figuré :)
    Merci clotilde !

  • http://gourmandisesetmerveilles.blogspot.com/ Isabelle

    Ah, merci Clotilde, pour ce billet plein d’humour et de tendresse. Je vais maintenant rêver d’aller moi aussi au Japon un jour ! Et forcement me rabattre sur les restaurants japonais à Paris pour essayer, et je dis bien essayer, de gouter ces petites merveilles de finesse. Merci de nous faire partager tout cela. A très vite.

  • http://veryeasykitchen.blogspot.com marie

    j’ai eu la chance d’y aller deux fois font la première fois un peu à reculons car c’était pour le travail et que la nourriture japonaise et moi, nous ne sommes pas franchement copines. j’aime bcp des coups de coeur, le jardin de mousse ainsu que Kyoto sont des merveilles, les grands magasins de vrais temples. Je n’ai pas pu apprécié la nourriture comme toi et je l’ai plus subie qu’autre chose car je la connais mal. il faudra donc un troisième voyage cette fois-ci en dehors des villes pour pouvoir commencer à appréhender ce pays (ce qui évitera de me nourrir uniquement de riz, de poisson grillé et de glace matcha). Quelques photos sur mon blog.

  • http://pate-a-gourmandises.blogspot.com/ cova

    très joli billet, je rêve du japon depuis des années, et je vais enfin partir cet été. La préparation du voyage fait déjà rêver mais ce qui rassure c’est que ceux qui en reviennent ne pense qu’à y repartir.
    Et lorsque l’on voit ces photos c’est magnifique, le jardin de mousse est incroyable, sans parler de la nourriture…merci pour ce beau reportage.

  • http://tropiquestristes.blogspot.com/ Carole

    Au secours, je veux partir tout de suite…!!! Je me demandais où tu étais passée… C’était bien, ces billets ‘vintage’ mais l’agneau khoresh et les blettes à la béchamel végétale… hum, pâle ersatz de ce billet là. Bravo, on en redemande encore !!!

  • http://freefrajap.ning.com/profile/CordierRitsuko?xg_source=profiles_memberList Ritusko

    Bonjour Clotilde et toutes mes félicitations pour votre magnifique premier voyage « culinaire » au Japon, mon pays d’origine. Je suis surtout frappée par votre capacité d’émerveillement face à une culture tellement lointaine de la vôtre. Comment avez-vous pu préparer à organiser tout votre parcours si riche sur place? Avez-vous contacté un guide? Au plaisir de vous revoir désormais avec vos nouveaux billets de recettes inspirés par ce voyage!

  • http://www.coindudvd.com Martin Albert

    Carole, vous m’enlevez le mots de la bouche! On part en groupe?!

  • http://ameblo.jp/foodsandbooks/ fab

    Bonjour! C’est la première fois que je laisse un commentaire ici.
    Merci de décrire mon pays d’une façon très belle et impressionante!
    J’ai lu votre billet avec beaucoup d’intérêt et plaisir,surtout,ce que m’a surpris le plus est le fait que vous appréciez le natto!
    Si vous avez de la chance, essayer le mélange du natto avec l’avocat coupé en cube,c’est aussi bien!

  • http://mampetitpois.canalblog.com/ Séverine

    Merci, merci, merci. Tout ceci est extrêmement séduisant.
    Le jardin de mousse est presque irréel. J’ai déjà l’impression, face à mon ordinateur, d’être plongé dans l’univers de Miyasaki.
    Nous partons au Japon au printemps prochain et j’ai déjà hâte d’y être. Une de mes « angoisses » : ne pas parler ou lire la langue… Comment vous en êtes vous sortis ? l’anglais est-il parlé et compris ?

  • http://chocolateandzucchini.com clotilde

    Merci à tous pour vos commentaires, je suis ravie que ce petit tour d’horizon vous ait plu !

    Claire – Félicitations pour la naissance du levain. Comment s’appelle-t-il (ou elle) ? :)

    Ritusko – Disons que ça faisait tellement longtemps qu’on avait envie de partir qu’on savait à peu près ce qu’on voulait faire. On a vu quelques amis sur place qui ont pu nous donner quelques conseils, mais sinon pas de guide, juste notre appétit ! :)

    Fab – Merci pour la suggestion, je n’aurais pas pensé au mariage natto + avocat, mais je le note.

    Séverine – Dans l’ensemble, les gens parlent vraiment très peu anglais et ne le comprennent pas tellement plus, donc il ne faut pas trop compter dessus. Mais certains restaurants proposent des menus en anglais et d’autres ont des menus avec des photos, ce qui aide un peu la prise de décision dans ce cas-là.

    Nous avions quelques rudiments (vraiment rudimentaires, genre cinq phrases) de japonais, et un peu de vocabulaire culinaire, ce qui aide dans les restaurants. Le reste de la communication s’est fait avec beaucoup de gestes, de sourires, et de noms japonais (d’endroits, de rues, de magasins) écrits sur des papiers.

    Mais au bout du compte, on accepte simplement de lâcher prise, de ne pas tout comprendre, et de voir ce qu’il se passe ou ce qu’on vous sert. :) C’est rendu encore plus facile par le fait qu’ils n’ont absolument aucune tendance (à en juger par notre expérience en tous cas) à essayer d’arnaquer le touriste, donc on peut s’en remettre à eux avec une plus grande confiance que dans d’autres pays.

    Par ailleurs, je vous recommande vivement d’apprendre à déchiffrer les kana (hiragana et katakana), les deux alphabets syllabaires. C’est un petit investissement de temps (pas bien méchant) qui ne permet pas de tout déchiffrer loin de là (il y a encore tous les kanji), mais ça nous a très souvent rendu service.

  • http://blogarnaque.canalblog.com claire

    Mon levain s’appelle Georges … hum oui comme Georges clooney mdr.
    Je n’ai qu’une hâte, refaire du pain et aussi vos crumpets! En fait je crois que je vais tenter toutes vos recettes à base de levain !

  • http://botacook.blogspot.com Botacook

    Merci pour ce voyage en images, plein d’anecdotes. Tu as réveillé mon rêve d’aller là-bas un jour, rêve que j’ai depuis longtemps mais je n’ai malheureusement pas encore pu le réaliser. En tout cas, tes photos magnifiques m’ont enchantée!

  • http://www.undejeunerdesoleil.blogspot.com Dada

    Tu arrives toujours à parler de quelquechose de manière rigolote et touchante à la fois. Et tu nous donnes envie de cette « félicité permanente », merci!

  • http://www.apiceria.com babz

    Merci de ce voyage virtuel. J’en rêve depuis si longtemps! Ton papier est parti rejoindre mon dossier « Futur Voyage au Japon ». Pour continuer à me faire rêver, pourrais tu nous envoyer pour fond d’écran(avec ton copyright (bien sûr), cette belle image Jardin de mousse au temple Gio-ji (Kyoto)?
    Merci babz

  • http://bissau-lisboa-bissau.blogspot.com hpc

    Merci d.avoir partagé ce voyage. Le Japon m’a toujours semblé trop inconnu pour être saisi par moi. L’envie d’y aller vient de naître.
    Felicitations pour ton blog qui me plait beaucoup.

  • sev

    Magnifique, merci beaucoup ! Tant les photos que le texte que l’envie d’aller manger tous ces mets subtils… Et pourquoi les daifuku (fraiiiises, mes préférés ! :D) doivent-ils se manger le jour même ? (je ne connais que ceux congelés de mon épicerie japonaise de Lausanne)

    Tu sais, je croyais vraiment que tu étais déjà allée au Japon, quelle surprise de me rendre compte que ce billet est actuel après lecture des premières lignes :))

    Tout a l’air délicieux, merci encore !

  • http://blogacroquer.over-blog.com Christel

    Magnifique!!!
    je me mettrais bien dans tes bagages pour ton prochain voyage…

  • http://chocolateandzucchini.com clotilde

    Claire – Bienvenue à Georges, alors, et bonne boulange !

    Sev – D’une façon générale, la texture des daifuku est plus plaisante quand ils sont frais (et les vendeurs veulent que vous les goûtiez au meilleur de leur forme) mais pour ceux qui ont une fraise fraîche à l’intérieur (ichigo daifuku), c’est encore plus marqué parce que la fraise est un peu flapie le lendemain.

  • sev

    Merci pour l’explication. Je m’aperçois que je ne connais que les daifukus avec crème parfum fraise, et non ceux contenant une fraise réelle (je me souviens de la recette proposée ici :) ).
    J’ai hâte de goûter ça. :)

  • http://natalya-cooking.blogspot.com/ Natalya

    Bonjour Clothilde, merci d’avoir partagé ces moments passés au Japon. C’est mon rêve d’y aller et surtout découvrir la cuisine japonaise et leur culture. Tu dis que les restaurants ne sont pas chers mais le logement, est-il cher ? J’ai découvert récemment l’omelette japonaise que j’ai réussie à la maison. J’étais super contente !

  • http://chocolateandzucchini.com clotilde

    Natalya – Ca dépend beaucoup du type de logement choisi, mais il me semble que dans l’ensemble, les tarifs ne sont pas plus cher que dans les autres pays développés. En ce qui nous concerne, nous avons fait un échange d’apartement à Tokyo (donc coût zéro) et loué une petite maison à Kyoto à un tarif très raisonnable (~80 euros la nuit).

  • http://mampetitpois.canalblog.com/ mampetitpois/Séverine

    Merci d’avoir partager avec nous toutes ces précieuses remarques et infos. Je vais me mettre aux kana…

  • Karine

    Quel bonheur de lire ce billet, de voir ces photos superbes.
    Comme je vous l’avais dit lors de votre « appel » à renseignements, je pars bientôt moi aussi, dans 3 semaines très exactement, et je sens vraiment que ce voyage sera mémorable. D’une part parce que j’ai habité Tokyo de 7 à 12 ans et que cela fait XX années (;-)) que je meurs d’envie d’y retourner, d’autre part, parce que je vais « apprécier » avec mes yeux d’adulte !
    Sans compter le choc culturel vers lequel j’entraîne mon mari qui vraiment, n’imagine rien de tout ça.
    vous avez déblayé le chemin pour moi je vais m’empresser de prendre des notes et tâcher de ramener aussi d’aussi belles photos.
    Et manger, manger, manger … moi aussi !!!

    Qu’avez vous ramené, à part des ustensiles de cuisine ? de la déco ?

    Matta ne
    Sayonara

  • Karine

    J’ai oublié !
    Où trouver des ichigo daifuku à Tokyo ?

    Moi, mon plat favori, ce sont les Inarizushi, ce sushi rangé dans une petite poche de tofu frit trempé dans une sauce légèrement sucrée.

    Bon, j’aime beaucoup aussi les Onigiri, et les Yakisoba, et les bonbons Ramune.
    J’arrête car je prends déjà des kilos rien qu’à l’évocation de toutes ces douceurs Japonaises

  • http://chocolateandzucchini.com clotilde

    Karine – J’ai aussi rapporté de la vaisselle, des ingrédients divers, de la papeterie, des cadeaux pour les uns et les autres, des jouets pour notre neveu… La liste est longue et la valise était lourde ! :)

    Pour les ichigo daifuku, il y a plein d’endroits où en acheter, mais j’ai trouvé les miens dans une pâtisserie qui se trouve à l’abord de la station Meguro.

    Bon voyage !

  • Alizée

    Ha, je venais faire un petit tour pour des idées de recette et quel plaisir de voir un article sur le japon !
    Je reviens moi même d’un séjour la bas, déjà plus de deux semaines que je suis rentrée et je n’arrive toujours pas a redescendre sur terre ! Alors évidemment lire tout ca m’a encore plus replongé dans mes souvenirs .
    Je pense que c’est un pays très attachant , toute les personnes que je connais et qui y sont allé (y compris moi) veulent y retourner !
    En tout cas moi c’est sur j’y retournerai (je profite d’amis qui nous héberge à Tokyo) J’aimerai visiter Osaka et le sud du japon (J’ai visité, tokyo, kyoto, nara, nikko, et kamakura)
    Tellement de chose me manque de la bas ! haaa la nourriture, on a si bien mangé !
    Peut être que si j’y retourne j’arriverais a apprécier le natto !
    En tous cas merci pour cet article qui m’a tout simplement replongé dans le beau voyage de ma vie !

  • valèrie

    Clotilde, bonjour. De retour de ce magnifique pays avez-vous adopté au quotidien quelques « petits gestes » permettants d’être plus zen en ville et à longueur d’année?Je cherche un thé vert japonais très gouteux sans amertume, auriez-vous une marque à me conseiller?Bon dimanche.

  • http://www.wanderlust98.canalblog.com Bern Du Val

    Quel voyage ! Et un compte-rendu très agréablement présenté …
    Et une introduction gourmande à la nourriture japonaise que l’on connaît mal .
    Je ne connais le Japon que par ses aéroports , alors va falloir que j’y prévois un stop-over : alors combien faut-il de jours pour tout apprécier ?
    .B.

  • Kitty

    Mon époux et moi-même avons aussi toujours rêvé d’aller au Japon, rêve qui s’est concrétisé en 2002, pour notre voyage de noces. Un peu d’appréhension et de fébrilité avant de partir, deux semaines de bonheur, et un retour sur terre (ou plutôt à Roissy) très brutal. Deux semaines de spleen s’en sont suivi, limite dépression.
    Bref, une partie de mon coeur est resté là-bas…

  • berry

    Je reve de faire ce voyage au Japon le problème nous ne parlons pas anglais il faudrait que je trouve un voyage tous compris avec un guide à un prix raisonnable !!!! si quelq’un à un bon plant cela serait super

  • flo

    superbes photos super post ça fais du bien de voir cela. même après 4 voyage au japon je me lasse pas de voir tout cela

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