Kit minimaliste pour cuisiner en vacances

Je vais voyager un peu ce mois-ci et j’aurai l’occasion de cuisiner dans une ou deux cuisines de location. En pareilles circonstances, je me suis assez souvent retrouvée face à des couteaux bas de gamme émoussés et des spatules en plastique toutes fondues pour emporter, cette fois-ci, un petit kit d’essentiels dans mes bagages.

Comme je voyage avec un jeune enfant qui, lui aussi, a besoin de son kit d’essentiels — camion de pompiers et âne en peluche inclus — mon défi est de faire aussi léger que possible, donc j’ai décidé d’emporter :

~ Mon couteau d’office, fraîchement aiguisé : les maisons de location ne contiennent jamais, jamais, jamais de couteau digne de ce nom, et comme la cuisine c’est avant tout couper, parer, trancher, émincer et hacher, ça me paraît assez indispensable d’emporter le sien si on ne veut pas s’arracher les cheveux avant chaque repas. Je suivrai mes propres conseils pour voyager avec des couteaux.

~ Mon épluche-légume parce que rien de ce qui est censé être aiguisé dans une cuisine de location ne l’est vraiment, et un économe émoussé, c’est pire que pas d’économe du tout. En bonus, un bon épluche-légume permet de couper les légumes en tagliatelle et en papardelle pour faire toutes sortes de jolies salades estivales, comme ces spaghetti de courgettes.

~ Une paire de pinces de cuisine parce qu’il est rare d’en trouver dans les cuisines de particuliers en France, et pourtant je m’en sers tout le temps pour manipuler les ingrédients et les retourner en cours de cuisson, y compris au barbecue. En bonus, ça fait un jouet infiniment divertissant pour mon fils, qui s’en sert pour attraper des poissons imaginaires.

~ Ma spatule Earlywood en bloodwood, très solide avec un bord fin et affûté, qui est un super outil multi-usage pour remuer, couper, soulever, servir, gratter. Je vous ai déjà parlé des sublimes ustensiles de Brad Bernhart, et je les utilise avec toujours autant de bonheur au quotidien (y compris sa dernière création, une ravissante cuillère doseuse prévue pour le café mais que je laisse dans mon bocal de granola).

~ Mon moulin à poivre rempli de bon poivre noir, parce qu’un poivre de bonne qualité et fraîchement moulu, ça illumine les plats les plus simples — et c’est bien de ça qu’il s’agit quand on est en vacances.

~ Une petite réserve de sel de mer gris, parce que les supermarchés ordinaires ne vendent que du sel ultra raffiné sans aucun intérêt.

~ De l’huile d’olive vierge extra, dans un petit bidon échantillon que j’avais reçu il y a quelques temps, et que je re-remplis à chaque fois. Dans la maison qu’on loue avec des amis ça vaudra le coup d’acheter une bouteille d’huile d’olive entière, mais pour les micro séjours, c’est le format est idéal pour pouvoir assaisonner quelques crudités achetées au marché local. En plus, avec le sel et le poivre cités ci-dessus, on a tout ce qu’il faut pour faire ce snack aussi simple que délicieux.

~ Mon couteau de poche préféré du moment (en photo ci-dessous), un Crosman Blades vintage de 1981 que je me suis offert chez Native Delicatessen, une chouette épicerie et micro-galerie qui se consacre par ailleurs aux cultures des peuples premiers. Celui-là restera dans mon sac la plupart du temps (j’aurai généralement un motif suffisant pour que ce soit autorisé) mais on pourra aussi s’en servir en cuisine si on est deux à avoir besoin d’un couteau qui coupe.

Mon couteau de poche Crosman Blades (1981)

Mon couteau de poche Crosman Blades (1981)

Et voici ce que j’ai considéré, mais finalement décidé de ne pas emporter pour limiter le poids et l’encombrement :

~ Mon couteau de chef adoré, qui facilite tellement la préparation des légumes et des herbes. Mais le mien est trop lourd et il m’est trop précieux pour voyager cette fois-ci, donc le couteau d’office fera l’affaire.

~ Ma mandoline, que j’utilise tous les jours à la maison, surtout l’été. Mais qui dit « kit minimaliste » dit « pas de doublon », et comme tout ce qu’on fait avec une mandoline peut être fait (plus ou moins) avec un couteau et un épluche-légume, je la laisse à la maison. (Mais le coeur lourd.) (Ça se voit que j’hésite encore ?)

~ Une planche à découper, parce que je sais bien le genre de camelote en plastique bancale et égratignée qu’on risque de trouver sur place, mais les planches spacieuses en beau bois au grain bien lisse sur lesquelles j’aime poser ma tête travailler sont évidemment trop lourdes pour espérer figurer dans ce kit.

~ Un verre gradué avec des mesures pour différents ingrédients pour faire sans balance, mais les deux que je possède — dont un vintage qui vient de la cuisine de ma grand-mère et dans lequel je range mes divers pinceaux et crayons de maquillage — sont en verre, donc non. Je me débrouillerai avec des verres ordinaires (un verre à eau standard = 125 ml = 100 g de sucre ou 60 g de farine).

~ Un tapis de cuisson en silicone et/ou des moules à muffin en silicone pour faire un peu de pâtisserie, mais je devrais trouver au moins un moule à gâteau ou à cake dans la cuisine de location, et ça ira très bien.

Participez à la conversation !

Est-ce que vous emportez des ustensiles ou des ingrédients quand vous partez en vacances ? A quoi ressemble votre kit minimaliste ? Et votre kit de rêve, sans limitation de poids ni d’encombrement ?

Plus d’idées !

Il y a quelques étés, j’ai publié une série d’interviews-portraits sur la cuisine des vacances, dans lesquels je demandais à mes invités de me parler notamment des ustensiles et ingrédients qu’ils emportaient dans leurs valises. Lisez la série pour consulter leurs réponses inspirées !

Note : Les ustensiles ci-dessus sont photographiés sur un torchon littéraire créé par l’artiste Stéphanie Radenac, un cadeau de mon ami Pierre Pozzi, lui-même un talentueux artiste du papier et du carton.

  • Carole

    C’est compliqué de savoir de quoi on aura besoin car par définition les vacances sont différentes du quotidien. Nous avons la chance d’avoir notre maison de vacances à nous. ça fait des années que j’essaie de bien équiper cette minuscule cuisine (avec feu de cuisson unique( qui me voit préparer (souvent à l’improviste) des repas pour des tablées entières. Plusieurs règles : des produits bruts d’excellente qualité, ça aide, des produits tout fait d’excellente qualité, ça aide aussi. Une super sauce déjà cuisinée, et il n’y a plus qu’à faire cuire des pâtes ou autres, c’est bon, c’est facile, on est en vacances. Un vrai couteau d’office et une mandoline, pour les grande salades, c’est quand même très pratique, bon et joli. Cette année, je tente le robot qui cuit tout seul…

    • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

      Waouh, un repas pour une tablée d’amis avec un seul feu de cuisson, c’est un sacré challenge! J’ai lu il y a quelques années un petit livre de cuisine écrit par un Américain qui cuisinait dans la cuisine d’un tout petit bateau, ça pourrait te donner des idées ! Je ne retrouve plus le titre, mais je vais chercher si ça t’intéresse.

  • émilie

    j’ai la chance de passer mes vacances en famille, chez mes parents, c’est donc déjà plutôt bien et simplement équipé :-)
    cette année, j’ai juste emporté ma farine T65 fabriquée localement et qui permet de faire des gâteaux délicieux !
    bonnes vacances

    • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

      Il y a des gens qui justement emportent leurs ustensiles quand ils vont chez leurs parents, c’est une chance que les tiens soient bien équipés ! Dans le cas contraire, on peut aussi graduellement offrir à ses parents tout l’équipement qu’on aimerait trouver chez eux. :)

  • http://www.aufouraumoulin.fr Jessica

    Merci Clotilde pour ta liste.
    Cette année je suis en terrain connu dans des maisons de famille, donc je sais à peu près à quoi m’attendre,du coup je voyage plus léger, mais je prends bonne note de tes conseils pour de prochaines vacances en maison de location.
    Je suis bien d’accord avec toi, un couteau digne de ce nom,c’est indispensable. Ton épluche-légumes et ta spatule ont l’air top ! C’est vrai que souvent en vacances je les zappe, je peste et j’oublie jusqu’aux prochaines vacances en location.
    De mon côté j’aime bien aussi emmener quelques épices,notamment pour les poissons quand je suis au bord de la mer. Et puis quelques gousses de vanille pour les desserts car l’idée d’acheter à prix d’or une petite gousse toute desséchée au supermarché du coin me déprime un peu.

    Bonnes vacances

    • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

      En vacances j’ai tendance à faire une cuisine toute simple avec simplement le goût des produits bruts, et donc plutôt sans épices, mais c’est vrai que tes épices préférées et de la vanille, ça peut être vraiment chouette.

  • Amélie Maïly

    Nous revenons justement de vacances dans un gîte dans le Tarn, en plus de ta super liste je rajouterais un rouleau à pâtisserie bien utile pour préparer des tartes pour les pique niques!

    • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

      Effectivement ! Comme c’est un peu lourd généralement, on recommande souvent de se servir d’une bouteille de vin propre et sans étiquette.

  • titel

    Je reviens de l’île d’Oléron et moi aussi j’avais emporté mon kit minimaliste : économe, presse ail, couteau, huile d’olive de producteur, herbes, épices, algues séchées (plus quelques tomates et concombres du jardin)…mais la mandoline me manquait! Par contre pour le sel achat sur place dans les salines! C’est au fil des années qu’on constate des manques évidents dans les cuisines des maisons de location, et donc on part avec notre matériel, et c’est tellement mieux. Parce que le plaisir de cuisiner ne s’arrête pas parce qu’on s’en va de la maison! Petit plaisir tout de même dans le petit jardin de la maison louée : j’ai retrouvé comme à la maison…du pourpier!

  • Emma Daffas

    Bonjour Clotilde,
    J’ai l’intention d’acheter une spatule Earlywood, elles sont trop belles !! Mais je me pose la question de la taille : si je n’achète qu’un scraper, me conseilles-tu le grand ou le petit ? Lequel est le plus fonctionnel selon toi ?
    Merci d’avance et merci pour ce kit de survie en cuisine, bien utile !
    Emmanuelle

    • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

      J’ai les deux, et je me sers le plus souvent du grand scaper, qui fait 2-3 cm de plus. (Je précise aussi que j’ai corrigé le billet entre temps, en fait le scraper sur la photo est en bloodwood, pas en bois d’érable.)

  • Caroline

    L’outil indispensable de nos vacances : ton livre « Chocolat & Zucchini » !! Tes recettes de piperade, de courgettes aux olives et de fenouil braisé ont eu un énorme succès ! Merci !!
    Le seul accessoire qui me fasse vraiment défaut, c’est mon couteau zesteur… Bonne fin de vacances !

    • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

      Tu pourrais difficilement me faire plus plaisir, Caroline. ^_^ Quand tu parles de couteau zesteur, c’est à ça que tu fais référence ? J’en ai un mais je m’en sers environ une fois par an, donc je me demande si je passe à côté d’une utilisation géniale !

      • Caroline

        Bonjour Clotilde, oui il s’agit bien de cet ustensile-là ! Pour prélever les zestes, je trouve cela parfois plus facile à nettoyer qu’une Microplane… Cet instrument m’a bien manqué pour égayer les salades d’artichauts ou de pâtes au brocolis. Encore un grand merci pour tes merveilleuses recettes !

        • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

          Tu as raison, la Microplane c’est chouette, mais c’est un peu galère à nettoyer ! Je retiens ton idée des zestes dans la salade d’artichauts — crus ou cuits, tes artichauts ?

  • JuliaCS

    Je n’aurais pas fait une meilleure sélection. Qui peut oser partir sans un épluche-légumes ? :)http://coinsante.com/

    • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

      C’est une décision qu’on ne regrette jamais. :)

  • Abracadacraft

    Je ne peux pas me passer de mon épluche-légumes et je l’emporte systématiquement car je n’en trouve pas facilement. J’emporte aussi une petite passoire pour le thé (ou une boule à thé) car c’est rare qu’il y en ait dans les maisons de locations. Pour être sûre de pas l’oublier, je la laisse dans ma trousse de toilette car c’est quelque chose qu’on est censé ne jamais oublier ;-). Et bien sûr j’emporte le thé qui va bien. Quant aux couteaux, je trouve aussi que ceux des locations sont « aveugles » et ne coupent rien puisqu’ils coupent comme ils voient. Mais j’avoue que j’adore aller en acheter un sur place parce que chaque fois que je l’utiliserai de retour chez moi, je penserai au lieu où je l’ai acheté. Et ça marche !

    • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

      Je retiens l’idée d’acheter un couteau sur place et la boule à thé dans la trousse de toilette, qui est effectivement *le* truc que je n’oublie jamais jamais. :)

  • http://batman-news.com Mélodie

    C’est vrai que c’est un sacré challenge de ne pas trop s’encombrer mais d’avoir quand même le nécessaire… les fois où nous sommes partis en location, c’était quasiment le déménagement…! Car je ne me contente pas d’emmener des ustensiles, mais également des provisions :-) J’y vois un gain de temps, je préfère faire les courses chez moi -en terrain connu- et arriver à la location avec ce qu’il faut pour manger, ça évite les errances au Super U du coin à se demander « mon Dieu, que va t’on pouvoir manger ?! » Les vacances sont déjà courtes alors je n’ai pas envie de les passer à faire les courses. Bon, il est évident que quand on part en voiture on a plus de place… en train je fais plus soft !
    Si je devais choisir une seule chose à emmener, ça serait ma poêle d’amour en fer, au format crêpière elle est relativement compacte et permet de cuire n’importe quoi… parce que je peux m’accommoder d’un couteau qui coupe mal, d’un économe pas terrible, mais les poêles en teflon rayées plus que douteuses des locations, alors là je ne peux pas…!

    • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

      Moi aussi, j’emporte toujours un minimum de provisions, ne serait-ce que pour ne pas gâcher les deux-trois trucs qui restent immanquablement au frigo au moment du départ.

      J’emporte souvent du beurre d’amande, toujours difficile à trouver au milieu de nulle part — sauf ce coup-ci où, bonne surprise, le village de Massat est ultra-branché bio donc ils sont biberonnés aux produits de Jean Hervé. :)

  • Valérie Francois

    J’aime beaucoup ce billet : il me parle tellement. Je pars fréquemment en maison ou gîte de location, en week-end ou en congés prolongés, donc, j’ai mes kits à tout : « kit hygiène », « kit cuisine », « kit de survie ».
    Et mon kit de survie et cuisine ont tendance à se rallonger avec le temps et l’expérience.
    Les couteaux qui coupent (office, japonais), 2 économes un normal, l’autre à peaux fines, ma mandoline, la spatule, la pince (accessoire systématiquement manquant alors que je trouve toujours un grille-pain dans les maisons de location), la doseuse à café, mes râpes microplane (étoile et normale), presse-agrumes, un mini-hachoir, un mixeur plongeur, mon batteur à main Kitchenaid rouge d’amour, un presse-purée manuel, une passoire et une petite passoire-tamis, les cuillères doseuses…euh, c’est tout, de mémoire.
    Et mon kit de survie contient : sel, poivre, épices (curry, cannelle, gingembre, pimenton, paprika, coriandre, 5 baies), gros sel, huile d’olive, vinaigre vin et balsamique, film étirable, papier sulfurisé…et ma poudre pudding saveur chantilly (le genre de truc introuvable sauf en Alsace-Lorraine), de la vanille, levure, sucre vanillé.
    J’ai cessé d’emmener les produits typiques comme vergeoise, miel et farine de châtaignier car finalement je parviens toujours à trouver des producteurs locaux sur les marchés qui proposent leurs bons produits.
    Cet été, pour la première fois, je n’ai pas emmené de moules (moule à tarte, moule à cake, à muffins et à manqué) et je l’ai bien regretté car à part un ou 2 plats pyrex, je n’avais rien de tout cela. Mais j’ai eu la bonne idée d’emmener mon unique moule Demarle, le moule tablettes et j’ai été bien inspirée de cette décision.
    Voilà : en résumé, je me déplace avec ma « mini cuisine nomade ».

    • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

      Impressionnante liste ! Tu voyages généralement en voiture ? Et il faut nous en dire plus sur la poudre pudding saveur chantilly : qu’est-ce donc, et qu’est-ce que tu en fais ?

      • Valérie Francois

        Oui, je voyage en voiture donc je peux me permettre de déménager ma mini cuisine ;)
        Maintenant, j’évite d’emmener le « robot multifonctions ». Ouf.
        La poudre pudding saveur chantilly est une spécialité alsacienne ; une sorte de maïzena aromatisée, entre vanille et chantilly qui est l’ingrédient secret du goût des Käseküeche, autrement dit, du gâteau (ou tarte) au fromage blanc à l’alsacienne.
        Les enfants biberonnés au käseküeche par leurs mamans, réclament ensuite, à cor et à cri, une fois adulte, ledit gâteau au conjoint, totalement ignorant de l’ingrédient secret. Et chaque test, version, tentative est déclarée « presque comme celui de Maman mais pas tout à fait ». C’est l’histoire -véridique- de centaines d’épouses mariées à des Lorrains ou des Alsaciens. Donc, depuis, je ne voyage jamais sans ma poudre pudding saveur chantilly du Dr Oetker.

        • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

          J’adore cette histoire ! Merci pour les explications. Comme j’ai l’occasion d’aller en Lorraine et en Alsace de temps en temps, je tâcherai de m’en procurer. Et bravo pour ce magnifique käseküeche ! La recette est-elle un secret de famille, ou peux-tu la partager ?

          • Valérie Francois

            Non, ce n’est pas un secret de famille puisque la Maman n’a pas pu me transmettre quoi que ce soit ; il m’a fallu des mois de tentatives et d’expériences pour retrouver le goût, la texture, les proportions, etc…
            Pour un moule à manquer de 20cm de diamètre et à bords hauts ou bien un moule carré de 20cm : 500gr de fromage blanc (Bibeleskaes si on en trouve) – 3 oeufs – 110gr de sucre – 1 sachet de sucre vanillé – 1 sachet de poudre pudding chantilly – 1/2 jus de citron – 1 pâte sablée (je réalise la mienne au robot).
            Réaliser la pâte sablée selon vos habitudes, puis la réfrigérer 30mn au frigo.
            Préchauffer le four à 150°.
            Clarifier les oeufs. Dans une jatte, mélanger au batteur les jaunes, le fromage blanc, la vanille, le sucre, la poudre pudding.
            Monter les blancs en neige avec le jus de citron. Incorporer délicatement les blancs à l’appareil à fromage blanc.
            Graisser, fariner le moule s’il n’est pas anti-adhésif ou bien utiliser du papier sulfurisé (bien déborder car le gâteau va souffler à la cuisson).
            Foncer le moule à manquer avec la pâte sablée : je m’y prends en 2 fois, d’abord un disque pour le fond, puis un rectangle pour le bord circulaire et je soude au doigt. La piquer. Verser la préparation sur la pâte sablée. Il faut faire un sorte que la pâte sablée soit plus haute que le niveau de l’appareil à fromage blanc.
            Cuire doucement pendant 50mn à 1h avec le moins de coloration possible. Sinon, protéger d’un papier alu graissé.
            Une fois cuit, il faut immédiatement retourner le gâteau sur une grille et le laisser refroidir en position retournée : c’est ce qui permet de conserver une belle épaisseur de gâteau et sa texture aérienne et mousseuse. Il faut oser le retourner.
            Ensuite, il faut le déguster frais, saupoudré de sucre glace au dernier moment.

            ps : il y a plein de petites astuces pour que cette recette soit une réussite, mais j’en ferais un roman hélas….

          • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

            Quelle magnifique recette, et si bien racontée ! Merci pour ce partage, j’ai très envie d’essayer. Tu trouves que ça vaut le coup même sans le pudding chantilly, ou il vaut mieux attendre de l’avoir pour faire la « vraie » recette ?

            Et je t’encourage aussi à écrire le roman de cette recette, peut-être à diffuser sous forme d’e-book ? Je ne plaisante qu’à moitié.

          • Valérie Francois

            Mais bien sûr qu’il faut essayer ! Il y a autant de recettes de Käseküeche que de familles alsaciennes-lorraines (un peu comme la sauce bolognaise, la caponata ou le cheesecake…).
            – Le poids en FB reste invariable : 500 ou 1kg selon le moule. Il vaut mieux un FB à 40% de matières grasses mais jusqu’à 20%, ça marche aussi. Le bibeleskaes est un fromage blanc alsacien à 40% avec de la crème.
            – Les oeufs : soit 3 ou 4 (j’obtiens d’assez bon résultat avec 4 oeufs pour 500gr, mais 3 c’est suffisant).
            – l’arôme : vanille (extrait, gousse, poudre, sucre vanillé ou poudre pudding) vraiment comme on veut et aime. La poudre pudding se remplace par de la maïzena et de la vanille, sachant qu’un sachet pèse 37gr.
            – Le sucre : entre 90gr et 110gr selon les goûts.
            – Le citron se dose aussi : entre le jus d’1/2 citron à un citron entier + zeste (dans ce cas on supprime la vanille).
            Servi nature, avec un coulis, un caramel ou une glace fondue.
            Mais vraiment si l’occasion se présente d’essayer avec la poudre, il ne faut pas hésiter : le goût gagne en profondeur.
            Cette poudre peut servir aussi à la réalisation des flans pâtissier, des panna cotta (comme gélifiant).
            Sinon, l’histoire des femmes de Lorrains est le fruit d’un constat quand j’ai publié ma recette. La publication a déclenché des témoignages de femmes au parcours similaire au mien : à la recherche de la recette d’un dessert régressif, une sorte de Madeleine de Proust. C’est très surprenant. Avant de le préparer et d’y goûter, j’étais incrédule et ensuite, j’ai compris :-)

          • http://chocolateandzucchini.com/ Clotilde Dusoulier

            Merci pour ces précisions ! Peux-tu nous dire où tu as eu l’occasion de publier ta recette ?

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